Infrastructures: John Banza parle d’un réseau routier en pleine expansion 

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« Etat des lieux et avancées enregistrées et perspectives dans le secteur des infrastructures en RDC», c’est le thème central d’un Briefing Presse qui a mis sur un même plateau deux membres du Gouvernement Suminwa. Il s’agit du Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda et le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

Dans ses mots liminaires, le ministre Banza a expliqué comment le président de la République a tenu à organiser la première conférence sur les infrastructures. « On a balisé le chemin et il y a eu des résolutions, notamment l’organisation d’un atelier sur les normes. Nous aurons 10 mois pour réfléchir et élaborer près de 350 normes », dit-il.

Le réseau routier de la République démocratique du Congo (RDC) est passé d’environ 3.000 kilomètres de routes hérités en 2019 à près de 8.000 kilomètres aujourd’hui, grâce aux travaux engagés sur plusieurs axes stratégiques du pays, notamment les Routes nationales n°1 et n°2, a affirmé mardi le ministre des Infrastructures et Travaux publics, lors d’un briefing de presse à Kinshasa.

« De 3.000 kilomètres de routes hérités en 2019, la RDC est aujourd’hui à environ 8.000 kilomètres de routes. Nous avons, dans le domaine routier, la Route nationale n°1 qui va relier le corridor de Banana au corridor central sur une distance de 3.300 kilomètres, nous avons également la Route nationale n°2 qui part de Mbuji-Mayi pour s’arrêter à Bukavu, soit 1.080 kilomètres. Ce sont des travaux qui sont en cours. Entre les provinces de la Lomami et du Maniema, nous construisons le deuxième plus long pont du pays après le pont Maréchal. Cet ouvrage mesure 714 mètres linéaires contre 748 mètres pour le pont Maréchal », a déclaré John Banza, ministre des Infrastructures et Travaux publics.

Bientôt Mbuji-Mayi connecté à Bukavu

Dans le domaine des routes, le ministre a donné des détails sur celles qui sont en construction, achevées et celles dont les études ne sont pas encore finalisées. Il a commencé par citer la route N°1 qui part de Banana (Kongo Central) à Sakanya (Lualaba), longue de 3.300 Km. La route N°2 qui va relier Mbuji-Mayi à Bukavu et qui verra la construction d’une première autoroute du pays et qui va connecter le Kasaï-Oriental, la Lomami et le Maniema]. Il a précisé que les travaux sont en cours.

Au sujet de la route nationale N°4 entre Kisangani et Beni, le ministre promet de revoir le contrat, pour permettre à ces travaux de prendre une vitesse de croisière. Et ce, sans oublier la route nationale N°7 entre Kananga-Kisangani), la route N°6 du côté de Zongo vers Lisala-Bumba et Kisangani. Le ministre Banda a révélé qu’on a déjà relié Isiro à Buta.

Il a martelé sur les routes nationales N°12 (Manterne-Tshela-Lozi), N°16 (Kisantu-Kimvula-Popokabaka), N°17 (Mongata-Bandundu Ville-Mbandaka), N°8 sera reliée à 7 pour joindre Kisangani, avec le souci de voir les travaux avancer pour relier le pays. « On a hérité d’un pays qui n’avait pas suffisamment des routes », avoue-t-il.

Du côté de la voirie, le ministre John Banza a cité la constitution à travers son article 204 qui donne la voirie à la province comme compétence exclusive. Dans ce contexte, l’Etat ne peut qu’accompagner les provinces.

Répondant à quelque questions de la presse, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a souligné que les marchés publics sont encadrés par les lois. En parlant des normes, elles sont un élément essentiel en amont tout comme en aval. Comme on n’avait pas encore des normes, chaque pays a ses réalités qu’il faut prendre en compte. Selon lui, les marchés de gré à gré existent, mais qui sont encadrés par la loi. Le souhait est de laisser le secteur aux seuls professionnels, pense-t-il.

Et de noter que Kinshasa a été créé pour 500.000 habitants, pendant qu’aujourd’hui on est à près de 20.000. « Nous devons penser et repenser nos villes. C’est un des éléments de la conférence nationale sur les infrastructures », rappelle-t-il.

Par rapport au défi de la multimodalité des transports à Kinshasa, le ministre réserve 4 réponses : les rocades [Nord et Sud]. Il y aura le viaduc de la baie de Ngaliema qui va réunir les deux Rocades ; Le viaduc central de Kinshasa [de la Gare jusqu’à l’aéroport de Ndjili] ; le Projet de modernisation du Boulevard Lumumba avec une voie rapide, sans oublier le Tramway, considéré comme une réponse concrète. La première ligne sera opérationnelle en décembre 2027.

JMNK

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