Coupe du Monde 2026 : Les Éléphants veulent enfin briser les chaînes du premier tour
Absente des deux dernières éditions, la Côte d’Ivoire fait son grand retour sur la scène planétaire ce dimanche à Philadelphie face à l’Équateur (Groupe E). Avec une génération dorée et insouciante, les champions d’Afrique 2023 veulent réparer une anomalie historique.
Et si la quatrième tentative était la bonne ? C’est la question qui brûle les lèvres de tout un peuple à l’heure où les Éléphants s’apprêtent à fouler la pelouse du Lincoln Financial Field de Philadelphie. En trois participations à la grand-messe du football mondial (2006, 2010, 2014), la Côte d’Ivoire de la génération Drogba n’a jamais réussi à s’inviter à la table des matchs à élimination directe. Un plafond de verre qu’Emerse Faé et sa nouvelle garde comptent bien faire exploser dès ce dimanche face à l’Équateur.
« Ce premier match est capital », pose d’emblée le latéral droit Guéla Doué. « On sait qu’une victoire d’entrée nous mettrait sur orbite pour la suite. On aborde ce rendez-vous avec un sérieux maximal. »
Une jeunesse sans complexe
Du sérieux, oui, mais surtout une sacrée dose de fraîcheur pour un groupe qualifié de « jeune, fougueux et insouciant »par le défenseur strasbourgeois. Dans les rangs ivoiriens, aucun joueur n’a encore humé le parfum d’un Mondial. Un saut dans l’inconnu qui suscite plus d’excitation que de trac, à l’image du jeune ailier de Hoffenheim, Bazoumana Touré (20 ans) :
« Au coup d’envoi, je vais avoir la chair de poule. Jouer la Coupe du Monde, c’est le rêve absolu. On a grandi en regardant les grands frères comme Gervinho ou Didier Drogba défendre nos couleurs. Aujourd’hui, c’est à notre tour de faire vibrer le pays. »
Un crash-test physique face à la « Banana Mecánica »
Pour leur entrée en lice, le menu s’annonce pourtant copieux. Face à un bloc équatorien réputé pour sa solidité et sa rigueur défensive, les Éléphants s’attendent à un véritable combat de chiffonniers. « Ce sera un match physique, compliqué, qui va se jouer sur des détails », prévient le sélectionneur Emerse Faé. « Mais sur l’impact et l’intensité, je ne me fais aucun souci. Mes gars ont du répondant. »
Une confiance partagée par Bazoumana Touré, bien décidé à bousculer l’arrière-garde sud-américaine : « Ils sont costauds, mais nous aussi. On a des individualités capables de faire sauter n’importe quel verrou. Tout le monde est affûté. Je pense que les Équatoriens risquent d’être surpris par notre agressivité. »
Le danger vient de partout
L’imprévisibilité, voilà la marque de fabrique de cette Côte d’Ivoire version 2026. Les matchs de préparation ont d’ailleurs envoyé de sérieux avertissements à la concurrence : trois victoires face à l’Écosse (1-0), la Corée du Sud (4-0) et la France (2-1). Le tout avec un constat saisissant : sept buts inscrits par sept buteurs différents.
« À partir du moment où l’assise défensive est structurée, j’aime laisser une totale liberté de création à mes joueurs », décrypte Faé. « Aujourd’hui, avec la vidéo, les adversaires vous décortiquent en deux clics. Pour exister, il faut être imprévisibles, avoir de l’imagination. »
