Cyclisme: Kasereka Kyaviro Joël (capitaine de l’équipe) raconte ce qu’a été la participation de la RDC à la 22è Tour du Cameroun

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Kasereka Kyaviro Joël a fait remarquer aux journalistes qu’il a eu l’honneur et le privilège de diriger l’équipe nationale de la RDC en tant que capitaine. Au début, les premières étapes ils ont éprouvé des difficultés du côté des matériels et autres. Vu que les autres équipes étaient à Six. Au Tour du Cameroun, pour constituer une équipe, il faut venir à 6 cyclistes mais eux n’était qu’à 4. C’était déjà la première difficulté qui les a retardés par rapport aux autres. Mais cela ne les a pas empêchés de faire quelque chose de grand.

‘’Nous étions au Cameroun et tout s’est bien passé. C‘était un peu compliqué de collaborer en équipe parfois vu que nous n’étions pas au complet avec les histoires des matériels. On avait pas des roues et on avait pas de bons vélos qui devaient faire la difference avec les autres qui viennent avec des matériels au complet. Et du jour le jour, étape par étape on s’améliorait et on essayait de se motive du jour le jour afin d’atteindre l’objectif qui était très clair de faire au moins le podium ou remporter une étape.

Et on l’a fait à la 9è étape, ça c’est vraiment une porte qui vient à peine de s’ouvrir parce qu’avec 4 athlètes, je dois être honnête. Tout le monde au Cameroun ne s’attendait pas que la RDC puisse remporter une étape ou faire le classement qu’on a pu faire. Avec le peu d’athlètes qu’on avait dans le peloton, c’était carrément trop dur parce qu’au cyclisme, tu ne peux pas attaquer tout seul. Vous devez avoir des stratégies avec les coéquipiers. Il y a l’autre qui doit faire fatiguer les autres, l’autre doit aller amener de l’eau pour les autres.

Là bas, il s’est passé beaucoup des choses. Mais on a pu gagner une étape à 4 et on a pu écrire aussi l’histoire parce que ça ne s’est jamais passé sur un grand tour comme celui du Cameroun, le tour de 2 point 2. C’est un tour où mêmes des équipes européennes viennent pour chercher des points. Et ces points là, c’est pour faire quoi ?

C’est pour, par exemple aller participer au championnat du monde ou gagner des points pour être appelé par exemple aux Jeux Olympiques. Nous aussi, cette année on a marqué des points. Ça, c’est déjà quelque chose de plus grand. Et moi

personnellement, ce que je demanderai au gouvernement, c’est de venir soutenir notre discipline. La Fecocy a fait de son mieux parce que notre voyage n’a pas été facile. Mais la fédération s’est battue pour que nous nous retrouvions là bas au Cameroun, mais aussi des personnes de bonne volonté comme le président de Goma Cycling Club, M. Charles Guy Makongo, mais aussi les autres membres de la Fédération qui ont fait leur effort afin que l’équipe puisse être là physiquement et moralement malgré le manque de préparation. Normalement on devait préparer cette compétition au moins 6 mois avant comme les autres l’ont fait. Mais nous on a fait à peine qu’un mois et demi.

Net, c’était deux mois au moins. Et ça, ce n’est pas assez. Moi je crois qu’avec les résultats qu’on a fait, si une fois le gouvernement vient nous aider, on peut aller plus loin. Parce que l’objectif est de se qualifier pour les Jeux Olympiques. C’est ça mon objectif personnel. J’ai marqué quelques points sur le tour. L’étape que j’ai gagné j’ai marqué des points. Là ça va me faciliter la tâche d’aller aussi faire le championnat du monde. Mais ce n’est pas encore assez. Donc, on doit aller sur d’autres compétitions qui sont en cours. Je lance cet appel au gouvernement afin de voir s’il peut venir soutenir notre discipline’’.

Antoine Bolia

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