Ebola, dans ses 3 souches connues, n’est-il pas un assassin qui revient toujours au lieu du crime ? Qui est la RDC

La RDC abrite le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après le Brésil avec 155.000.000 hectares, couvrant environ 62,1 % de la superficie totale du territoire national où 65 millions d’habitants (65% de l’ensemble de la population) résident en milieux ruraux et vivent avec plus de 75% des produits de la brousse. Au sein de la RDC se trouve 9 parcs nationaux, 109 réserves de chasse, 1900 sites touristiques forestiers connus et plus de 1740 rivières identifiées par l’école de l’eau/UNIKIN, beaucoup des chutes d’eau.

Ces chiffres ci-haut prouvent à suffisance que les humains en RDC sont dans l’obligation de pouvoir côtoyer d’une manière ou d’une autre le reste de la biodiversité, y compris les animaux porteurs des virus mortels (Ebola, Bacongo et autres non connus).

C’est dans cet état des choses, qu’il faudra chercher l’explication de va-et-vient de la maladie à virus Ebola (dans ses trois souches connues jusque-là), depuis 1976 où il y a eu l’apparition pour la toute première fois à Yakoma(Bandundu) de cet assassin invisible et redouble.

Quand on consulte les archives financières et le bilan humain durant les 16 précédentes épidémies de la maladie à virus Ebola que la RDC a connu, le premier constant est que : la maladie à virus Ebola (dans ses trois souches : zaïre, soudan et Bundibugyo) coûte énormément en terme des vies humaines qu’elle arrache, mais aussi en terme des moyens financiers qu’elle engloutit, le cas de l’épidémie de 2022 en Ituri, avait coûté plus d’un milliard cinq cent millions de dollars américains.

La crainte pour cette dernière épidémie, la 17éme est triple : le grand bailleur des fonds (les USA) a renoncé à son aide qui était sous le contrôle de l’USAID, la crise sécuritaire qui sévit dans les 3 provinces affectées, la forte densité de 3 provinces concernées et le fait que le virus a circulé quelques semaines avant sa détection.

 

Les leaders d’opinions doivent être impliqués au premier plan

Ces 4 facteurs doivent être pris en compte par les équipes de ripostes (Gouvernement Congolais ; Africa CDC, OMS ; autres agences des NU) et les leaders d’opinions qui doivent être impliqués au premier plan dans le volet sensibilisation des communautés à l’application correcte des mesures des barrières pour casser la propagation du virus.

La complexité de la 17éme épidémie de la maladie à virus ébola, devrait pousser tout le monde à l’action en prenant tous les aspects au sérieux, moindre négligence coûterait plus chère à la nation congolaise en vies humaines et moyens financiers, avec risque qu’elle perdure.

La RDC à l’ère du dérèglement climatique n’est non seulement une solution pour le monde avec ses minéraux de la transition énergétique ou stratégiques; mais aussi une surface couverte par les forêts ( abritant une biodiversité complexe) qui mérite une attention particulière ; car dans ces forets cohabitent les minéraux et des êtres nuisibles (virus et autres) qui vivent dans ses forêts, surtout dans les hôtes ou vecteurs sains et qui transmettent ces virus aux autres animaux qui eux aussi à leur tour transmettent ces virus aux humains (la zoonose).

Pour une riposte en long terme, qui viserait l’éradication de cette maladie qui a une létalité très élevée ; l’élite scientifique congolaise, les communautés et l’autorité publique à tous les niveaux doivent s’unir main dans la main pour un travail des recherches sans relâche en y mettant des moyens conséquents pour anticiper la sortie de ce virus de ses hôtes sains (habitants les forêts) à l’humain où il est à la base de la déstabilisation non seulement du bon fonctionnement de tous les secteurs liés à la vie en RDC ; qui compte pour l’épidémie en cours déjà 1094 cas confirmés selon le dernier bilan épidémiologique de l’OMS, dont 277 décès.

Alors que l’on n’a pas encore atteint le pic de l’épidémie et on est que à la cinquième semaine depuis que la maladie a été détectée en Ituri. Il faut dire aussi que l’épidémie tend vers la pandémie, comme en témoigne les 20 cas de la maladie confirmés, dont 2 décès en Ouganda, y compris les deux docteurs d’origines française et américaine.

C’est la raison pour laquelle les experts de l’ASBL Environnement Sain Sans Frontière ESSF en sigle qui militent pour la maintenance d’une vie équilibrée et durable dans l’environnement Congolais, insistent sur le fait qu’au monde il y a 1,9 Millions d’espèces connues, alors qu’entre 10 à 100 millions d’espèces qui existent ne sont pas encore connues, et souvent ces sont les petits êtres invisibles et très nuisibles, comme les virus qui se cachent encore dans plusieurs hôtes ou porteurs sains.

D’où cette ASBL, ESSF ne cessera d’interpeler les décideurs, mais aussi l’ensemble des communautés humaines pour une lutte sans merci contre cet assassin qui revient toujours dans le lieu du crime, qui est la RDC.

Dans cette lutte, il faut une sensibilisation tout azymite auprès des communautés riveraines des forêts de pouvoir éviter la manipulation des anomaux suspectés porteurs sains du virus et les animaux affaiblis ou trouvés morts ; le reboisement des espaces déboisés ainsi qu’une loi organique qui encadre tous ces aspects évoqués ci-haut.

Alain Botoko

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