Poursuivant sa mission officielle aux Pays-Bas, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa, a tenu une séance de travail stratégique avec le procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang.
Cette rencontre a permis aux deux parties d’examiner l’évolution des procédures en cours ainsi que les perspectives de renforcement de la coopération entre la RDC et le Bureau du Procureur de la CPI. Les échanges ont également porté sur l’application du principe de complémentarité, qui vise à consolider le rôle des juridictions nationales dans la poursuite des auteurs des crimes les plus graves.
Au centre des discussions figuraient les enquêtes relatives aux violations du droit international commises dans l’est de la RDC, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et les conflits armés. Le ministre de la Justice a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à poursuivre tous les responsables présumés de crimes internationaux devant les juridictions compétentes, nationales ou internationales.
Guillaume Ngefa a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de la justice congolaise afin d’améliorer la conduite des enquêtes et le traitement des dossiers complexes liés aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité. À cet effet, il a sollicité un appui accru de la CPI en matière de formation et d’assistance technique au profit des magistrats et du personnel judiciaire congolais.
Le Bureau du Procureur a salué l’engagement constant de la RDC en faveur de la justice pénale internationale, rappelant que le pays figure parmi les premiers États à avoir saisi la Cour. Les responsables de la CPI ont également exprimé leur disponibilité à poursuivre le partage d’expertise et l’accompagnement technique des institutions judiciaires congolaises.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la lutte contre l’impunité et de promouvoir une justice efficace au service des victimes et de l’État de droit.
Corinne Ontande
