Lors de la dernière semaine minière de la RDC (DRC Mining week) : Le Directeur Général du SGN-C a révélé l’intensification de la recherche géologique pour la relève du potentiel minier de la RDC

La semaine minière de la RDC (DRC Mining week), s’est tenue à Lubumbashi durant trois jours, soit du 16 au 19 Juin 2026, à l’hôtel karavia (Pullman hôtel). Elle est une rencontre annuelle de haut niveau qui réunit autour de la table tous les principaux acteurs impliqués dans le secteur de l’industrie extractive minière en RDC. Ces acteurs proviennent de tous les horizons, ils sont nationaux et internationaux. C’est devant ce monde minier que le DG du Service Géologique National du Congo a par plusieurs occasions intervenu pour non seulement vendre le Service qu’il tient la direction, mais aussi démontrer l’importance du sous-sol congolais, avec un potentiel géologique qui n’a pas d’égal au monde. 

Ces assises sont organisées pour : promouvoir une exploitation, qui est le domaine de prédilection M. Raoul Wazenga Vitima, cette exploitation doit-être responsable et durable ; c’est aussi pour créer de la valeur ajoutée locale à l’industrie extractive minière congolaise ; tout en sécurisant l’accès à l’énergie ; et attirer les investisseurs en concluant les contrats ; sans oublier la préparation d’un développement durable post-minier en RDC ; avec divers projets qui créent d’opportunités d’emplois aux jeunes.

Profitant de l’occasion le Directeur Général du Service Géologique National du Congo, M. Raul Wazenga, géologue de formation ; fort de son expertise de plus de 17 ans sur l’exploration et l’exploitation minière, avait éclairé les participants de la semaine minière congolaise lors du dernier jour dans un Panel à haut niveau où il a exposé la vision de son Service qui consiste à doter la RDC d’une base de données géoscientifique moderne, fiable et souveraine, qui attire les investissements.

M. Raul Wazenga a démontré l’importance de l’institution qu’il dirige, qui s’impose comme un pilier technique incontournable pour la valorisation du sous-sol congolais avec une orientation claire de la gouvernance minière au pays, et en soutenant le développement durable de la République Démocratique du Congo. C’est aussi pour attirer ceux qui s’intéressent au secteur minier congolais avec tout le potentiel géologique existant.

Le SGN-C étant chargé de cartographier et d’étudier le sous-sol congolais, d’évaluer les risques naturels liés à la géologie, de gérer les ressources minérales et de diffuser les informations géoscientifiques, ce Service se positionne aujourd’hui comme un acteur incontournable et en même temps stratégique du développement durable pour la souveraineté minière de la RDC.

Le long de son intervention, le Directeur Général du Service Géologique National du Congo n’a cessé de rappeler que la RDC dispose encore d’immenses espaces à explorer.

Le DG Raoul wazenga VITIMA parle en fonction d’informations qui existent déjà en ces mots : « nous pouvons parler de certaines zones précises de la RDC qui sont concernées au plus haut niveau, on commence par le grand Katanga, en passant par le Grand Kasaï et la cuvette centrale. Au-delà de ces zones, il existe encore d’autres zones géologiques appartenant au domaine de l’état congolais ».

Ces espaces visibles sur le portail minier congolais sous une couleur spécifique, constituent des périmètres où le pays met des moyens importants afin d’améliorer la connaissance géologique du territoire national. D’après le DG de SGN-C cette démarche consiste à disposer les informations fiables concernant le potentiel minéral de la RDC et mieux orienter les futurs investissements.

Pour ce qui est de la collaboration entre le gouvernement et la société Xcalibur dans le cadre des travaux des recherches géologiques, le DG Raoul a tenu à clarifier les objectifs poursuivis. D’après le DG Raoul, le renouvellement du partenariat répond à une logique scientifique et technique fondée sur les résultats obtenus lors du premier programme…

Le gouvernement a jugé bon de poursuivre cette collaboration avec un nouveau programme diffèrent du premier ; les résultats déjà obtenus permettront notamment d’engager des travaux au sol dans le projet Katanga 1A, qui constitue la continuité des données géophysiques acquises précédemment ».

C’est grâce à cette vision que le Service Géologique National du Congo entend rendre visible le rôle de la science dans la gouvernance minière nationale. Cette ambition s’inscrit pleinement dans le contexte de la transition énergétique où 23 minerais s’imposent dans la décarbonisation de l’économie mondiale. La RDC, riche en minerais stratégiques, est appelée à jouer son rôle, de la locomotive dans ce train de la transition énergétique qui a quitté la gare ; la RDC ne pourra jouer ce rôle que par une meilleure connaissance et une gestion durable de son immense patrimoine géologique…

Le DG a rassuré tous ceux qui ont des projets miniers en RDC, qu’il est engagé en faveur de la souveraineté géoscientifique de la RDC et collabore avec le Musée Royal de l’Afrique Centrale en vue du rapatriement du fonds documentaire géoscientifiques relatif à la RDC, conservé en Belgique depuis l’époque coloniale. Ces fonds vont contribuer à l’amplification des recherches géologiques au pays. Il contribue par ailleurs à la mise en place d’une Banque Nationale de Données Géoscientifiques, outil stratégique au service de la valorisation du sous-sol congolais.

L’intervention de Raoul Wazenga a trouvé un écho favorable auprès des acteurs privés présents au Panel. Le Directeur général de KoBold Metals RDC, Benjamin Katabuka a confirmé que la disponibilité des données géologiques constitue l’un des principaux critères orientant les décisions d’investissements dans l’exploration minière. « Une entreprise d’exploration investit d’abord là où les données existent. Malheureusement, notre pays ne dispose pas encore suffisamment de données dans plusieurs régions », a déclaré Monsieur Benjamin.

Ce responsable de KoBold Metals a notamment cité le territoire de Manono comme exemple. Selon lui, les informations disponibles sur le gisement de lithium de Kitotolo, considéré parmi les plus importants au monde, ont largement motivé les investissements de son entreprise dans cette région.

Mr Raoul a martelé sur le fait que la recherche géologique est un processus de longue haleine et demande du temps pour son aboutissement.

Et au DG de compléter « la recherche ne se fait pas en deux ou trois jours ; même lorsqu’on découvre des gisements, les investigations doivent se poursuivre afin d’améliorer continuellement la connaissance du sous-sol et d’assurer une exploitation rationnelle des ressources ».

Alain Botoko/Grand reporter

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