Ne vous fiez pas au jargon feutré. Derrière le lancement de « SOS Contribuable » par l’AFC/M23 se cache une réalité beaucoup plus cynique qu’une prétendue démarche de « transparence ». Décryptage d’une imposture communicationnelle.
En utilisant des concepts comme « redevabilité » ou « gouvernance fiscale », ce groupe armé tente un blanchiment d’image. Objectif ? Se donner les attributs d’un État moderne et civilisé pour faire accepter le racket imposé aux populations et aux opérateurs économiques.
Mais la vraie raison de ce dispositif est ailleurs. Face à l’absence d’institutions fiables, la direction de l’AFC/M23 fait face à un problème chronique : le coulage des recettes et le détournement des prélèvements forcés par ses propres commandants et collecteurs locaux.
Faute de pouvoir contrôler son propre appareil sur le terrain, le mouvement externalise son inspection des impôts. En clair : il demande à ses propres victimes (commerçants, civils) d’utiliser ce numéro pour dénoncer les intermédiaires qui gardent l’argent dans leurs poches.
L’aberration est totale. Non seulement l’AFC/M23 institutionnalise le pillage économique d’une population qu’il terrorise, mais il exige d’elle qu’elle l’aide à optimiser ce racket pour renflouer ses caisses centrales. Le cynisme poussé à son paroxysme.
