Tous biens considérés, indique l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo dans sa dernière tribune, la RDC et donc le Président Tshisekedi ont plus besoin d’alliés engagés à défendre la légalité de la RDC et à amener les rebelles et leurs complices à s’y conformer et à s’y accommoder. A cet effet, la RDC et le Président Tshisekedi n’ont pas tant besoin d’un conciliateur qui joue à l’équilibrisme pour ménager la chèvre et le chou, mais d’un appui franc et sincère pour amener le triomphe certain de la juste cause nationale.
Dans sa dernière tribune, l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo souligne que dans la perspective d’un Dialogue entre Acteurs socio-politiques congolais, le Président Joao Lourenço d’Angola a proposé un schéma de Dialogue.
Les principaux points de cette initiative sont :
1. La participation indistincte des Acteurs socio-politiques notamment les personnalités ayant fait l’objet de condamnation judiciaire, de poursuite pour crime contre l’humanité ;
2. La présidence de la réunion en Angola serait conduite par le Président angolais.
Cette proposition n’a pas été particulièrement appréciée par le Président Tshisekedi qui a proposé à la place l’organisation des états généraux pour la fondation de l’Etat. En sont exclus, toutes les personnes condamnées ou poursuivies pour crime contre l’humanité ou faisant l’objet des sanctions pour exploitation illicite et frauduleuse des richesses de la RDC.
Pour Atundu, cette rencontre serait organisée en RDC sous la présidence du Président Tshisekedi.
Les véritables enjeux et réels de cette rencontre sont :
1. La réhabilitation des valeurs humaines, des ressources naturelles et la position géopolitique de la RDC ;
2. La mise à l’écart de l’idée d’un Dialogue-blanchisserie dont la réalité des condamnations judiciaires, les poursuites pour diverses causes spécifiques et imprescriptibles doivent être reconnues et exécutées pour servir de leçon et pour éviter la récidive ;
3. Une réponse pertinente aux aspirations profondes des populations congolaises concernant l’administration de la Justice, les ambitions économico-sociales et la bonne gouvernance ;
4. Une éducation adaptée et ferme à travers le civisme et le patriotisme dans la famille, les associations citoyennes et dans les milieux professionnels ;
5. La concrétisation de l’aspiration à la paix pour toutes les personnes vivant en RDC y compris dans les entités de base ;
6. La défense du droit de propriété du sol et du sous-sol ;
7. La protection et la viabilité de toutes les institutions républicaines et démocratiques ;
De l’expérience universelle, il ressort que toute intervention étrangère de quelque forme qui ne tienne pas compte des valeurs structurelles de la société, même avec la complicité de quelques nationaux opposés au pouvoir, n’aboutit pas.
Elle se mue soit en diktat comme à Sun City, soit en dictature d’occupation comme dans les parties occupées et administrées par le Rwanda.
Elle a comme prix inestimable et insupportable la démission collective de la responsabilité et de la gouvernance nationale.
Le cas des négociations actuelles entre l’Iran et les USA est un cas d’école qui devrait inspirer utilement et avantageusement les perspectives de la RDC.
Tous biens considérés, la RDC et donc le Président Tshisekedi ont plus besoin d’alliés engagés à défendre la légalité de la RDC et à amener les rebelles et leurs complices à s’y conformer et à s’y accommoder.
A cet effet, la RDC et donc le Président Tshisekedi n’ont pas tant besoin d’un conciliateur qui joue à l’équilibrisme pour ménager la chèvre et le chou, mais d’un appui franc et sincère pour amener le triomphe certain de la juste cause nationale.
Les actions de l’Union Européenne et de l’OTAN en faveur de l’Ukraine et du Président Zelensky pourraient servir de paradigme de référence. L’objectif final et réel étant de garder la force aux institutions et aux Lois de la République et l’amendement des rebelles et de leurs complices quant à ce.
Car l’appui de l’Union Européenne et de l’OTAN à côté de l’Ukraine et de Zelensky est beaucoup plus utile et efficace que la tendance de conciliateur et de modérateur préconisée par les USA et l’administration Trump.
Autant le dire simplement et explicitement.
La RDC et le Président Tshisekedi ont besoin d’un soutien exclusif sur les plans militaire, politique, diplomatique et sécuritaire.
Cette exigence légitime est un aiguillon dont doivent servir la RDC et le Président Tshisekedi pour espérer bénéfice et efficacité.
Sinon ce serait reconstituer la base de l’échec du Dialogue de Sun City qui visait à réconcilier les rebelles au lieu de leur imposer la loyauté à la RDC pour faire amende honorable en se ralliant à la légalité et à la légitimité.
C’est aussi la condition sine qua non pour étouffer dans l’œuf les chantages et les menaces de toutes sortes.
De l’avis de l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo, le cap doit être connu, la boussole suivie sous l’éminente direction du Président Tshisekedi.
Le cas de l’Ethiopie du Premier Ministre Ahmed dans le cadre de la rébellion de l’Erythrée doit servir de référence historique récente.
Pour gagner cette noble lutte, le Président Tshisekedi devrait s’engager à fond dans cette voie en communion avec son Peuple car Fortuna Juvat audaces comme il l’a démontré sur la politique et diplomatie.
Le Quotidien
