Profiter de la politique de zéro droit de douane à l’égard de 53 pays africains C’est possible pour les pays africains !

47 produits agricoles congolais étaient à l'honneur à la 4ᵉ édition de l'exposition économique et commerciale sino-africaine, dans le cadre de la politique de zéro droit de douane à l'égard de 53 pays africains

En février dernier, le président chinois Xi Jinping a annoncé, dans sa lettre de félicitations adressée au 39e sommet de l’Union africaine, que la Chine appliquerait, à compter du 1er mai, une politique de zéro droit de douane à l’égard de 53 pays africains. Cette extension constitue un véritable accélérateur pour l’accès des produits africains au marché chinois. Dès lors, nombreux sont des pays africains qui ont profité de cette brèche pour tirer profit de cette fenêtre d’opportunités ouverte par la Chine. C’est le cas notamment du Bénin avec ses ananas, le thé et le café, ainsi que les produits de soins au karité du Mali, le cacao du Ghana, les gousses de vanille de Madagascar, et d’autres délices, objets et produits tendance africains, etc.

S’il existe une théorie largement rependue sur la malédiction des ressources naturelles, ne pas profiter de cette politique de zéro droit de douane à l’égard de 53 pays africains offerte par le gouvernement chinois, constituerait une malédiction pour les pays africains en général, et plus particulièrement pour la République démocratique du Congo qui est largement bénie par le Créateur et a des potentialités inexploitées surtout dans le domaine agricole.

Et ce, surtout lorsqu’on sait qu’entre janvier et juillet 2025, les importations de la Chine en provenance des pays les moins avancés (PMA) d’Afrique ont atteint 39,66 milliards de dollars, soit une hausse de 10,2% en glissement annuel, a-t-on appris récemment du ministère chinois du Commerce.

Grâce à la politique chinoise de droits de douane nuls pour les PMA d’Afrique, qui est entrée en vigueur le 1er décembre 2024, une large gamme de produits africains de qualité, tels que les avocats du Kenya, les grains de café arabica d’Ethiopie ou encore les fèves de cacao du Cameroun, entrent sur le marché chinois, enrichissant le choix des consommateurs tout en stimulant le développement des filières locales en Afrique.

En 2024, précise notre source, le commerce entre la Chine et l’Afrique a atteint 295,6 milliards de dollars, en hausse de 4,8% sur un an. Pour la seizième année consécutive, la Chine s’est avérée le premier partenaire commercial de l’Afrique.

Lors du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine 2024, la Chine a décidé d’élargir de sa propre initiative et de façon unilatérale l’ouverture de son marché et d’accorder un traitement tarifaire nul à 100% des produits exportés vers la Chine par les pays les moins avancés ayant des relations diplomatiques avec elle, dont 33 pays africains.

Les ananas béninois en bénéficient pleinement. Selon les statistiques du PACOFIDE, une initiative du gouvernement béninois visant à promouvoir le secteur agroalimentaire du pays, environ 200.000 tonnes d’ananas frais sont disponibles pour l’exportation vers la Chine.

Une aubaine de l’initiative « Ceinture et Route »

Il faut dire que la coopération économique et commerciale entre le sud de la Chine et l’Afrique s’est solidement développée au cours des cinq premiers mois de l’année, grâce notamment à l’initiative « Ceinture et Route ».

Le volume d’importation et d’exportation avec l’Afrique des entreprises du District douanier de Guangzhou a atteint 50,56 milliards de yuans (environ 7 milliards de dollars) de janvier à mai, en hausse de 24,7% en glissement annuel, d’après les données douanières.

L’aéroport international Baiyun de Guangzhou, dans la province chinoise du Guangdong (sud), l’une des plaques tournantes du trafic aérien international en Chine, possède actuellement cinq liaisons régulières avec l’Afrique et dessert l’Ethiopie, l’Egypte, le Kenya, la Tanzanie, Djibouti et d’autres pays et régions du continent.

Au cours des cinq premiers mois de cette année, les douanes de l’aéroport Baiyun de Guangzhou ont contrôlé quelque 2.800 tonnes de produits agricoles importés d’Afrique d’une valeur totale de plus de 200 millions de yuans.

« Pour faciliter l’importation de produits agricoles africains de haute qualité, nous optimisons continuellement les mesures de contrôle. Nous avons mis en place un ‘canal vert’ pour l’importation de produits agricoles et un système de dédouanement intelligent 24 heures sur 24 », a noté Zhong Jianfeng, responsable des douanes de l’aéroport.

A quand les produits congolais dans les supermarchés chinois ?

Cette question mérite d’être posée, d’autant plus que ces dernières années, de plus en plus de types de produits africains sont arrivés sur des étagères de supermarchés dans de nombreuses villes de Chine : le vin sud-africain, le thon du Sénégal, les avocats du Kenya, les ananas du Bénin… tout cela est le résultat significatif de l’ajustement positif des droits de douane accordé à l’Afrique par la Chine.

Ceci, parce que ces dernières années, la Chine a continué d’étendre le niveau d’ouverture de son marché aux pays africains et à faciliter l’exportation de produits africains de haute qualité vers la Chine. Depuis le 1er décembre 2024, la Chine offre un traitement tarifaire zéro à tous les pays les moins développés qui ont établi des relations diplomatiques avec elle, dont 33 pays africains. Récemment, la Chine a annoncé qu’elle étendrait ces droits zéro à 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle. Les initiés de l’industrie estiment que cette mesure favorisera l’amélioration de la coopération sino-africaine vers une coopération industrielle plus profonde et créera une valeur ajoutée plus élevée ensemble.

« La politique zéro droits de douane a considérablement réduit les obstacles à l’entrée sur le marché chinois aux produits africains, créant des conditions pour étendre l’échelle d’exportation de l’Afrique et diversifier les catégories de produits », a déclaré Wang Jinjie, Secrétaire général adjoint du Centre pour les études africaines à l’Université de Pékin. L’année dernière, le volume du commerce sino-africain a atteint 295,6 milliards de dollars, établissant un record pour la quatrième année consécutive. La Chine a quant à elle maintenu sa position de plus grand partenaire commercial de l’Afrique depuis 16 années consécutives.

Du lancement de la politique zéro droits de douane en mars de cette année, les importations chinoises des pays les moins développés d’Afrique ont atteint 21,42 milliards de dollars, soit une augmentation de 15,2% d’une année sur l’autre. En regardant la catégorie de café seule, au premier trimestre de cette année, les importations chinoises de café en provenance d’Afrique ont augmenté de 70,4% d’une année sur l’autre tandis que les importations de fèves de cacao ont augmenté de 56,8% d’une année sur l’autre.

Selon Wang Jinjie, le cadre traditionnel du libre-échange s’appuie généralement sur les négociations de réciprocité et une liste d’exemption classifiée, ce qui est généralement bénéfique pour les partenaires, mais, parallèlement, il est également difficile de répondre aux demandes de tous les pays en développement en même temps. « La politique chinoise zéro-droits s’est développée et offre un accès au marché égal à tous les partenaires africains grâce à l’expansion unilatérale de l’ouverture et fournit des mesures de facilitation telles que la simplification des procédures de dédouanement et l’optimisation des processus de dédouanement.

JMNK

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