Risque inquiétant du sur-place !

Après le départ du train du Dialogue inclusif initié par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, et annoncé officiellement par les Prélats Catho et ECC, et des représentants de l’église de réveil compris, la classe politique congolaise, habituée à ses envolées incongrues, indigestes et révoltantes, ne cesse d’étonner. Alors que le temps ne joue pas nécessairement en faveur de la RDC, hébétée depuis cette annonce, l’opinion tangue vertement des politiciens congolaise qui font faire du sur-place au pays.

Tenez ! Pourtant rabroué sous peu par la majorité des plates-formes de l’USN, majorité au pouvoir et où jonchent immatures inconstants et roublards politiques, le dialogue inclusif semble désormais donner matière à cette caste qui s’illustre publiquement par des discours brochés de clientélisme, de l’instabilité idéologique et de la primauté des intérêts personnels sur l’intérêt collectif.

Les discordances dans le camp de la majorité présidentielle sur la tenue du dialogue, semblent ouvrir une brèche : les uns récusent la participation d’autres courants politiques ; tandis que d’autres brandissent moult conditions, non sans verser dans le radicalisme révoltant. En clair, cette démarche vise à amadouer le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, à revoir ses calculs et à consacrer le « nous y sommes, nous y restons ».

Comme leurs « alliés » du pouvoir (Oui, certains le sont, des chauves-souris, NDLR), des caciques de l’Opposition, eux aussi, s’illustrent allègrement ces derniers temps par le nomadisme politique et de l’opportunisme béat. Les alliances se font et se défont au gré des opportunités de positionnement pour des futurs postes qu’ils auront à occuper au sein des institutions.

A la faveur du dialogue initié, tout comme les froufrous de l’USN, ces apprentis-sorciers de l’Opposition non armée, en panne d’idées et de projets de société clairs, pensent déjà, eux aussi, à des postes de responsabilité qui le conduiront à l’enrichissement personnel au détriment du bien-être de la population.

A ce tableau déjà sombre, pervers, révoltant et lugubre, il faut épingler la position de l’Opposition armée. Des dirigeants de l’AFC/M23 ont durci le ton. Ils exigent, sous la férule du Rwanda, constatons-le, l’application du processus de Doha plutôt que ce dialogue. Cette attitude belliqueuse des cadres du M23/AFC réduit les chances de cette initiative de contribuer à une paix durable, partant à la tenue de ce dialogue, pourtant voulu inclusif.

Le décor ainsi dressé ouvre le flanc et conduit, inexorablement la voie à un prolongement du pouvoir au-delà de 2028. La CENI ayant mis le puce aux oreilles des Congolaise avertis, moi personnellement, j’ai du mal à croire à l’organisation des élections générales dans les délais constitutionnels.

Alors là, la RDC reviendra à la case du départ. Un vrai départ. Du vrai sur-place avec toutes les conséquences néfastes.

Prenons date !

Willy Kilapi

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