CAN Féminine : Entre ambition marocaine et fraîcheur kényane

À 24 heures de leur entrée en lice dans la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine, le Maroc, pays hôte, et le Kenya se sont présentés en conférence de presse au Stade Moulay El Hassan. Entre les ambitions légitimes des Lionnes de l’Atlas et le retour plein de fraîcheur des Harambee Starlets après dix ans d’absence, le ton est donné.

Maroc : L’exigence sans la peur

Il y avait de l’ambition, mais surtout une grande sérénité dans la salle de presse de Moulay El Hassan. Face aux médias, le sélectionneur national Jorge Vilda et sa capitaine,Ghizlane Chebbak, sont apparus décontractés mais appliqués. Interrogés sur le statut de favori et la pression inhérente au fait de jouer à domicile, tous deux ont balayé l’idée d’un fardeau.

« Jouer à la maison, devant nos supporters et nos familles, ce ne sera jamais négatif. On ne ressent pas cette pression, on ressent l’illusion et l’excitation de montrer notre football », a martelé le technicien espagnol.

Pour le coach marocain, le mot d’ordre reste la responsabilité. Fort d’un effectif équilibré mêlant cadres expérimentées et jeunes pépites intégrées au fil des derniers regroupements, plus de 50 joueuses testées en un an, le Maroc aborde ce premier rendez-vous avec un capital confiance solide.

Sacrée Meilleure Joueuse Africaine aux CAF Awards 2025, Ghizlane Chebbak a elle aussi balayé les attentes individuelles avec l’altruisme qu’on lui connaît. Pour la capitaine des Lionnes, l’unique boussole demeure le groupe : « Mon objectif est d’apporter ma meilleure version pour l’équipe. Les distinctions individuelles, c’est bien, mais ce qui compte vraiment, ce sont les trophées collectifs. »

Kenya : La jeunesse aux dents longues

Côté kényan, l’atmosphère était davantage à la fierté retrouvée. Absent de la grand-messe continentale depuis une décennie, le Kenya débarque au Maroc sans complexe, bien décidé à gommer le souvenir de 2016 où le pays n’avait pas glané le moindre point.

La sélectionneuse Beldine Odemba s’est réjouie du travail accompli ces derniers mois, marqué notamment par un stage de préparation à l’étranger et des amicaux disputés face à des nations mieux classées. Mais la vraie force de ces Harambee Starlets réside peut-être dans l’insouciance de leur jeunesse : l’effectif s’appuie sur la génération prometteuse qui a disputé la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA 2024.

« Ces jeunes apporte une expérience inédite pour notre football : elles ont déjà joué une Coupe du Monde, elles connaissent l’exigence du très haut niveau », a souligné Odemba, qui est aussi l’une des rares femmes à diriger une sélection A sur le continent. « Pour grandir, il faut affronter les meilleurs. Rencontrer le pays hôte d’entrée est un privilège. Nous voulons bien commencer et nous sommes prêtes. »

Entendu…

« Les joueuses ont confiance. Elles ne sont pas confiantes. Il y a une différence.  Elles savent que nous pouvons faire un bon match, mais elles n’ont pas trop confiance en pensant que parce que l’année dernière nous étions prêts, ce serait facile. Pas du tout. Nous savons que cette compétition sera plus difficile que la précédente. »

Jorge Vilda, le sélectionneur du Maroc

« Le staff technique a fait tout son possible. Maintenant, c’est notre rôle. Demain sur le terrain, nous ferons tout notre possible pour l’emporter. »

Mwanalima Jereko, attaquante du Kenya

La stat

15/15 aux tirs au but et pénalties : l’infaillibilité marocaine

Lors des deux dernières éditions de la CAN Féminine, le Maroc s’est vu attribuer 6 pénalties dans le jeu et les a tous transformés. En incluant les séances de tirs au but, les Lionnes de l’Atlas restent sur une série impressionnante de 15 pénalties réussis consécutifs dans la compétition.

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