Les FDLR acceptent la démobilisation, le désarment et le cantonnement

« Évolution du processus de paix», c’est le thème central d’un Special Briefing Presse organisé le mardi 28 juillet 2026 au Studio Maman Angebi de la RTNC, avec comme intervenants, le Ministre de l’Intégration Régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi et le Ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

Il était question pour l’opinion tant nationale qu’internationale d’être briefée sur le périple effectué dernièrement par le ministre Anzuluni pour expliquer au monde comment son pays, la République démocratique du Congo a arraché un accord avec les FDLR en vue de leur désarmement, démobilisation et cantonnement. Et ce, par respect à l’accord de Washington qui exige à la RDC la neutralisation des FDLR et au Rwanda la levée des mesures défensives pour que la paix revienne dans l’Est de la RDC.

Dans ses mots luminaires, le ministre Floribert Anzuluni a expliqué que c’est le 4 décembre 2025 qu’était intervenue la signature d’un accord de paix avec le Rwanda où il y avait des engagements réciproques. Dans le cadre de ses engagements, le Rwanda devait quitter le territoire congolais, à travers ce qu’il convient d’appeler ‘’la levée des mesures défensives’’ et la Rdc devait neutraliser les Fdlr. « Nous sommes heureux de vous annoncer une évolution importante. Les Fdlr viennent de signer un protocole de démilitarisation, démobilisation et de cantonnement », dit-il.

Il a par la suite expliqué que les Fdlr est un mouvement rwandais issus des populations rwandaises réfugiées en Rdc depuis 1994 après le génocide rwandais. C’est l’un des groupes nés de cet exode.

Dans le cadre des accords de Washington, on était engagé à les neutraliser soit par la sensibilisation, la force ou un déploiement militaire. Il a tenu à préciser que cette question des Fdlr relève de la manipulation du Rwanda pour cacher le vrai objectif, l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Lorsque cette guerre nous a été imposée, la menace des Fdlr était nulle et la Rdc avait réussi à réduire cette menace.

C’est depuis le mois d’octobre de l’année dernière, que la Rdc a commencé cette phase de sensibilisation des FDLR pour les pousser à se rendre volontairement. N’ayant pas eu des résultats, la RDC a initié un processus de déploiement sur terrain pour la neutralisation par la force. « Nous avons été contacté par les Fdlr pour discuter des conditions d’une réédition et d’un cantonnement », reconnait le ministre.

Mais où sont-ils localisés ?

Il sied de signaler que les FDLR se trouveraient dans 6 zones dans les Nord et Sud-Kivu. A ce jour, il est vrai que 5 zones sont hors de contrôle de la Rdc. La seule zone, c’est le Grand Nord à Walikale. « Nous avons entamé des discussions pour aboutir à la signature du protocole de démobilisation, désarmement et cantonnement. Ce protocole a comme soubassement unique, l’accord de Washington », mentionne Floribert Anzuluni.

Cet accord prévoit notamment que tout combattant dont les preuves existent de commission des crimes de la compétence des tribunaux internationaux soit jugé conformément.

En termes d’engagements, ils ont adhéré à l’idée d’une démobilisation, une démilitarisation et un cantonnement. Ils ont préféré que ceci se fasse dans des camps suffisamment sécurisés et viables, se servant du passé où le Rwanda avait attaqué les camps des réfugiés.

Ils ont demandé à la RDC de garantir que les démobilisé ne seront retournés de force au Rwanda ; ils ont accepté de dissoudre leur mouvement de manière définitive et à retourner au Rwanda. Soulignons à ce sujet que le Rwanda ne permet pas un retour sécurisé des réfugiés.

Le Ministre de l’Intégration Régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi a indiqué avoir intégré une alternative : « si ces conditions ne sont pas remplies, ces Fdlr seront relocalisés dans un État tiers, pour enlever cet alibi au Rwanda. Nous mettrons un comité de suivi du processus de désarmement, démobilisation et cantonnement pour renforcer la fiabilité du processus et nous assurer que la mise en œuvre sera efficace », précise-t-il.

La conséquence est que ce tournant confirme que la Rdc est extrêmement engagée dans le processus de paix et travaille pour le respect de ses engagements et exige le retrait sans condition des troupes rwandaises.

A ce sujet, Patrick a expliqué comment le Rwanda utilisait trois prétextes, au début de cette guerre. Le 1er, c’est le discours de haine. Cet alibi a été cassé, même si Kagame massacre les populations sous prétexte qu’il protège les Congolais.

Le 2e, ce sont les réfugiés. Il s’est avéré qu’il existe plus de réfugiés rwandais au Congo que les réfugiés congolais au Rwanda. A ce sujet, il a été signé un accord tripartite qui liste les réfugiés d’un côté comme de l’autre.

Le « e, ce sont les Fdlr. ll y a eu des opérations conjointes contre les Fdlr. Nous sommes dans une dynamique où nous déconstruisons toutes les raisons avancées par le Rwanda. En réalité, c’est un prétexte que l’on veut garder de manière permanente. En réalité, dans l’accord de Washington, nous avons mis fin à tous ses prétextes. Avec cette évolution notable.

A l’en croire, neutralisation ne signifie pas tuer, mais réduire la capacité de nuisances pour qu’ils ne soient pas un danger pour le Rwanda.

JMNK

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