Quinze mois après son départ de l’IGF, Jules Alingete sort de son silence et défend son bilan

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Quinze mois après avoir quitté les commandes de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Jules Alingete Key rompt le silence. Dans un entretien exclusif accordé à AfricaNews, l’ancien Inspecteur général des finances revient sur les accusations portées contre lui et défend avec fermeté le bilan de son action à la tête de l’institution chargée du contrôle des finances publiques.

« Je n’étais pas un politicien »

Dès le début de son intervention, Jules Alingete tient à clarifier la nature de ses fonctions durant son mandat à l’IGF.

«« Je n’étais pas un politicien », affirme-t-il.»

Il rappelle qu’il a exercé en qualité de haut fonctionnaire de l’État, au service des institutions de la République, avant de faire valoir ses droits à la retraite avec le titre d’éméritat. Une distinction qu’il présente comme la reconnaissance d’une carrière placée sous le signe du professionnalisme et du service public.

Des accusations qu’il attribue à des « règlements de comptes »

L’ancien chef de l’IGF estime que les critiques et accusations dont il fait aujourd’hui l’objet sont directement liées aux résultats obtenus par l’institution sous sa direction dans la lutte contre les détournements des deniers publics.

«« Ceux qui ont voulu piller le Trésor public et qui ont été démasqués par l’IGF que j’ai eu à diriger tentent, et tenteront toujours en vain, de me régler des comptes en portant de fausses accusations contre moi », déclare-t-il.»

Selon lui, ces attaques ne sont pas fortuites. Elles seraient orchestrées par des personnes « bien connues », animées par un esprit de revanche après avoir vu leurs pratiques mises au jour par les missions de contrôle de l’Inspection Générale des Finances.

Sans détour, Jules Alingete qualifie leurs auteurs de « bandits financiers de la République », estimant que leurs agissements resteront gravés dans la mémoire collective des Congolais.

La défense d’un héritage

Au-delà de la polémique, cette première prise de parole publique depuis son départ apparaît comme une défense assumée de son bilan. L’ancien Inspecteur général des finances revendique les réformes engagées ainsi que les nombreuses missions de contrôle qui, selon lui, ont permis de protéger les ressources de l’État et de renforcer la lutte contre la corruption.

À ses yeux, les attaques actuelles constituent la conséquence d’un travail qui a profondément dérangé certains réseaux.

«« Ils tenteront toujours en vain », insiste-t-il, réaffirmant sa conviction d’avoir accompli sa mission dans le respect de l’intérêt général.»

Un retour remarqué dans le débat public

Cette sortie médiatique replace Jules Alingete au cœur du débat national sur la gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. Elle intervient dans un contexte où les citoyens attendent davantage de redevabilité dans la gestion des finances publiques, mais aussi des résultats concrets susceptibles d’améliorer leurs conditions de vie.

 

Par Didier Mbongomingi

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