L’Udps favorable au Dialogue inclusif ; Félix Tshisekedi l’est-il également et véritablement ?

0
b68

L’option levée par les élus du parti présidentiel et de sa mosaïque a fait l’objet d’une communication officielle le 3 août 2026, ce à l’issue d’une réunion tenue à Fleuve Congo Hotel par le président intérimaire et secrétaire général statutaire de l’Udps Augustin Kabuya, l’homme des matinées politiques au cours desquelles il passe à la moulinette toute personne physique ou morale en désaccord avec Félix Tshisekedi. L’Udps prône-t-il maintenant la paix des braves ? A-t-il le feu vert du « patron » quant à ce ? Les matinées politiques à venir sont à surveiller.

Dialogue inclusif et loi référendaire

En attendant, deux points essentiels ont été abordés : Dialogue national et Loi référendaire.

« S’agissant du dialogue national annoncé, nous avons exprimé notre satisfaction quant à la décision du chef de l’État de privilégier la voie du dialogue inclusif et lui apportons tout notre soutien à ce sujet. Au demeurant, nous avons unanimement décidé d’attendre la publication de l’ordonnance portant convocation dudit dialogue avant tout commentaire», ont affirmé les élus.

« Quant à l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, nous prenons acte de la décision rendue le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle, déclarant conforme à la Constitution la loi fixant les conditions d’organisation du référendum adoptée par les deux chambres du Parlement», ont-ils dit.

Là, c’est le bouquet

Cependant, l’information capitale est celle-ci : « Nous appelons l’ensemble du peuple congolais à préserver l’unité nationale, à rejeter les discours de haine, les divisions et toutes les formes de manipulation susceptibles de porter atteinte à la cohésion nationale ».

Là, c’est le bouquet !

Après tout ce qu’on entend dans la communication politique de l’Udps, on se doit de le reconnaître : un ange est vraiment passé à Limete, cette « Silicon Valley » versée dans la diabolisation numérique.

Qu’à cela ne tienne !

On n’arrête pas le progrès, dit-on. Et là, la démocratie progresse…

Aucune logique Cartésienne

« BALISES » ne peut que se réjouir du changement de ce qui s’apparente au realpolitik.

Ouvrons, du reste, une première petite parenthèse pour souligner combien le problème des Tshisekedistes – comme de tous les « istes » – est de se substituer à Félix Tshisekedi. Ils veulent bien se mettre dans sa peau. Ce qui se justifie. Mais, ils ne peuvent pas prétendre vivre son drame intérieur entretenu par le fait de vouloir du bien pour le peuple, mais se révéler incapable de le réaliser.

La connaissance de ce drame, il ne la partage au pays qu’avec Joseph Kabila. Aux USA, il n’y a que Clinton, Bush, Obama et Biden à comprendre Trump lorsqu’il est dans tous ses états. En France, seuls Sarkozy et Hollande comprennent Macron.

Pas facile, par exemple, de  circonscrire ce drame dans les relations entre la RDC et le Rwanda, malheureusement  unis par l’agression.

Aussi, lorsque Félix Tshisekedi voit tous ses homologues du monde préconiser la solution négociée à la crise sécuritaire à l’Est alors qu’il croit, lui, dans la solution armée, normal qu’il les soupçonne de double jeu.

Or, ses homologues connaissent, eux, les enjeux « souterrains ». Ceux qui n’obéissent à aucune logique cartésienne. Cas justement de l’ambiguïté de la position américaine.

Neuf mois après la signature des Accords de Washington, force de le constater : les mêmes Américains à avoir réagi de façon spontanée en ordonnant le retrait des « troupes de l’AFC-M23 » d’Uvira sont presqu’indifférents par rapport aux affrontements observés autour du Point Zéro et de Minembwe.

Prises de position des communicateurs de Félix Tshisekedi

Finalement, qu’il l’accepte ou pas, Félix Tshisekedi détient la décision à la crise congolaise au Congo et dans la sous-région des Grands Lacs ; peu importe la situation héritée.

Après tout, tous les candidats à la présidentielle de 2018 se savaient par avance héritiers de l’actif (côté jardin) et du passif (côté cour) du régime Kabila.

Si l’actif était pour Félix Tshisekedi  notamment le « Programme des 100 Jours », le passif était entre autres l’ « insécurité à l’Est ».

Aussi, avec un peu d’honnêteté, le Pouvoir a l’obligation d’admettre sa mauvaise gestion du Processus de Nairobi. Il n’avait pas à se choisir les groupes armés de bonne qualité, alias « bon côté de l’histoire » et les groupes armés de mauvaise qualité, alias « mauvais côté de l’histoire ». Tous sont des groupes armés.

Un chef d’Etat ne se laisse pas prendre à ce type de catégorisation.

Avec un peu d’honnêteté, le Pouvoir a l’obligation d’admettre également sa mauvaise gestion de l’initiative « Pacte Social » du tandem CENCO-ECC ! Il n’était pas utile de laisser les siens discréditer le clergé catholique et protestant comme ils l’ont fait.

De même qu’il n’avait pas à laisser les siens stigmatiser ceux de ses compatriotes qui ont tenté de plaider pour le Dialogue en mettant l’accent sur la re-création, la re-fondation du Congo. Ils ont été insultés, traités méchamment d’agents au service du Rwanda.

Maintenant que l’Udps se déclare favorable au Dialogue inclusif et en appelle à la préservation de de l’unité nationale, au rejet des discours de haine, des divisions et de toutes les formes de manipulation, place est au changement du narratif. Du décideur (chef de l’État ou sommet) à l’homme de la rue (base).

On sait que la conversion ou la reconversion n’est pas facile. Mais, par moments, elle devient incontournable !

On y est de plain-pied !

Omer Nsongo die Lema

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial