Les Budgets de la RDC: S’en féliciter ou en rire !

0
b66

C’est depuis les anciens régimes et jusqu’à jour que sans atermoiements, comme une lettre à la poste, que les différents projets de Lois des finances de la RDC passent au Parlement, une «  association momentanée » généralement composée de boucliers de regroupements politiques.

C’est ce que révèlent souvent les us et coutumes parlementaires congolaises cupides, loufoques qu’hasardeuses, lors du vote, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, où on est jamais ahuri d’apprendre qu’un seul parlementaire s’est opposé ou abstenu à ce projet du budget.

Les différents régimes, assis souvent sur des considérations politiques qu’économiques, n’hésitent souvent pas à vexer cet instrument de mobilisation des ressources et des charges de l’Etat, chacun cherchant à jouer sa partition théâtrale. Ce qui ne nous intéresse pas ici !

Ainsi, à suivre le cirque qui entoure ces votes, les avis sont souvent partagés.

Pour les uns, les différentes Lois de finances votées et promulguées ont toujours été réalistes, comme l’exige la Loi, en équilibres, en recettes et en dépenses. Et ces budgets s’analysent en termes qu’une fois la Loi promulguée, elle est souvent exécutée conformément à la Loi.

Se frottant les mains, les tenants de cette thèse se réjouissent aussi que ces budgets sont travaillés en concertation avec les partenaires de la RDC dont le Fonds Monétaire International (FMI).

Selon les mêmes personnages qui voient toujours blanc comme neige, les budgets tiennent aussi notamment en compte les désidérata de la Société civile qui est aussi consultée.

Ces camps, recruté surtout dans les allées du pouvoir politique, arguent qu’ils ne souffrent pas de cécité intellectuelle car ces budgets sont « confectionnés », présentés et adoptés dans un contexte difficile dû notamment aux conditions sanitaires et sécuritaires auxquelles est confronté le pays ; conditions sanitaires et sécuritaires venues ébranler tous les espoirs de relance rapide de l’économie de la RDC. C’est leurs avis à eux, Soit !

D’autres, par contre, se perdent souvent en conjectures et critiquent sévèrement les autorités congolaises. Qui se plaisent à mettre à la disposition de la RDC un budget minime, vu le potentiel que regorge le pays. Et que, précisent les mêmes septiques d’une autre époque, ces instruments financiers ne savent pas répondre aux préoccupations des Congolais pour plusieurs raisons.

En effet, les camps opposés qui fait partie aussi de la sorcellerie économique, veut qu’en RDC, « les Institutions politiques pléthoriques et gloutonnes ( suivez notre regard !); les acolytes politiques et autres gloutons sans valeur morale et ni éthique sociale s’emballent souvent, comme de coutume, à consommer l’essentiel des recettes à leur guise », entend- on.

« Ils ne se réfèrent jamais à la Loi et aux prescrits de la chaine informatique de la dépense publique mise en place en 2003 et qui pourtant, a connu des innovations successives, (NDLR) pour plus de transparence dans les opérations du Trésor. Ces gloutons ne s’offusquent pas de « pomper» ostentatoirement, le « peu » qui pourrait bien servir aux investissements », affirment des perroquets.

Pourtant, plus classique, ce mécanisme de la chaine informatique de la dépense publique enjoint de suivre les quatre phases de la dépense à savoir l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement. Ce n’est qu’un rappel.

Curieusement, au pays de Lumumba, regrettent les sceptiques qui ne voient rien des différents Budgets , ce mécanisme est souvent mis en branle par des apprentis-sorciers politiques de tout bord qui recourent à la multiplicité des centres d’ordonnancement, aux procédures d’exception, avec des dépenses exécutées en urgence et sans bons d’engagement, à l’indiscipline sur l’orthodoxie budgétaire…

Ainsi, les Congolais moyens assistent souvent, la mort dans l’âme, à la dépréciation de la monnaie nationale, à la résurgence de l’inflation monétaire chronique ; à l’enrichissement illicite et sans cause d’une classe compradore, œuvres des mêmes personnages qui n’ont que faire du civisme fiscal !

Ce sont eux donc les sceptiques qui le disent et critiquent sévèrement les différents budgets de la RDC. Pas nous !

Alors, faut-il s’en féliciter ou en rire ?

C’est cela donc !

Willy Kilapi

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial