Le 12 août, Nathan Zawadi célèbre la Journée internationale de la jeunesse en évoquant la santé mentale

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Chaque 12 août, les Nations unies célèbrent la Journée internationale de la jeunesse. Cette année, cette journée est placée sous le slogan « Différentes réalités, aspirations communes ». À cette occasion, Le Quotidien a donné la parole à un jeune Congolais sur son parcours, ses ambitions, mais aussi sur les difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés lorsqu’ils font leurs premiers pas dans la vie active.

À 24 ans, Nathan Zawadi a déjà plusieurs expériences professionnelles et responsabilités à son actif. Militant écologiste, humoriste et président du concours de beauté Femina Miss Congo, il a commencé à travailler en 2023, alors qu’il était encore étudiant en relations internationales à l’Université pédagogique nationale (UPN).

Son entrée dans la vie active ne s’est toutefois pas faite dans des conditions faciles. Entre les études et les premières responsabilités professionnelles, le jeune homme dit avoir été confronté à des difficultés matérielles et financières importantes. Le transport, l’habillement, les moyens financiers nécessaires pour travailler dans de bonnes conditions, mais aussi l’absence de soutien ont constitué de véritables obstacles.

« Quand j’ai commencé la vie active, j’étais encore étudiant. Je manquais parfois de vêtements pour être présentable, j’avais des difficultés pour le transport et je n’avais pas suffisamment de moyens financiers. Je cherchais également du soutien auprès des entreprises, mais aucune ne voulait vraiment m’accompagner », raconte-t-il.

Après avoir achevé ses études et obtenu sa licence en relations internationales, Nathan Zawadi a notamment travaillé comme enseignant en 2025. Il est aujourd’hui directeur du Complexe scolaire Nathanael Diatheke, tout en poursuivant ses activités dans le domaine de la jeunesse et de la beauté à travers Femina Miss Congo.

Derrière ce parcours qui peut aujourd’hui sembler réussi, Nathan Zawadi affirme avoir traversé des périodes particulièrement difficiles sur le plan psychologique.

« Nous ne sommes pas assez préparés mentalement face aux défis de la vie active. J’ai beaucoup souffert. J’ai connu la dépression, le burn-out. Ma famille et mon entourage n’ont jamais cru en moi », confie-t-il.

Pour lui, le problème ne réside pas uniquement dans le manque d’opportunités professionnelles. Les jeunes doivent également être préparés à affronter les réalités qui accompagnent leur entrée dans la vie active : la pression financière, les responsabilités, les refus, les échecs, le regard de la société et parfois l’absence de soutien de leur propre entourage.

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