La coalition article 64 a dit que le pays est agressé sans citer l’agresseur

0
IMG_202608229_025407285

La République démocratique du Congo traverse une période où chaque énergie doit être tournée vers la reconstruction. Or, certains choisissent la posture des fauteurs de trouble d’autres choisissent la Nation. Le communiqué de la C64 du 15 Août 2026 dit que le pays est agressé et occupé sans citer le Rwanda et ses supplétifs du M23 qui sont les véritables occupants, reconnus par les États Unis et tous les rapports des experts des nations unies. Tout récemment, face à la réalité frappante, même la CENCO n’a pas pu s’empêcher de le dénoncer.

 

1. Sur la légitimité: le peuple avait déjà tranché en 2023

Le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, n’exerce pas le pouvoir par décret ni par proclamation des conciliabules. Il l’exerce par mandat.

Mandat conféré le 20 décembre 2023 par 73% des Congolaises et Congolais au suffrage universel direct. C’est la plus forte légitimité populaire incontestable depuis 2006.

Comment une coalition dont plusieurs membres ont boycotté ce scrutin et dont d’autres y ont participé pour être désavoués massivement dans les urnes, peut-elle aujourd’hui prétendre dicter un ultimatum au Chef de l’État ?

La démocratie n’est pas un menu à la carte:

On boycotte le vote, on échoue aux élections, et 3 ans après on veut dicter la loi sur celui que le peuple a choisi. Le peuple avait parlé, tout le monde doit l’accepter. Les institutions fonctionnent. La rue ne remplace pas le bulletin de vote qu’on avait refusé de tenir…

2. L’opposition du refus contre la politique du résultat 

Que propose la C64 au-delà du non ?

Rien.

Aucune feuille de route pour la paix à l’Est, aucun plan pour l’énergie, aucune vision pour l’emploi des jeunes, aucune alternative au programme de développement du Gouvernement.

Leur seul point commun est la négation. Et cette négation cache mal des agendas divergents et des ambitions personnelles inconciliables. Le peuple l’a compris:

Cette coalition n’est pas une offre politique, c’est une addition d’échecs électoraux et de complicité avec l’agresseur.

Pendant qu’ils rédigent des communiqués, le Gouvernement coule des dalles;

Pendant qu’ils appellent à la marche, les entreprises congolaises livrent des hôpitaux, des routes, des écoles, des aéroports, le PIB national s’améliore.

Le Congo n’a pas besoin de bloqueurs, le Congo a besoin de bâtisseurs.

 

3. Sur la constitution: garder le pacte, pas le fétichisme

La Constitution du 18 février 2006 appartient au peuple. Et comme toute loi fondamentale d’un État vivant, elle n’est pas une relique. Elle est un instrument sociologique et anthropologique lié à notre communauté de destin.

Elle prévoit elle-même ses mécanismes de révision. Nier ce droit, c’est nier la Constitution elle-même.

Mais la vraie question n’est pas juridique, elle est morale.

Voulons-nous un débat institutionnel et apaisé, ou voulons-nous instrumentaliser la Constitution pour créer artificiellement une crise dans un pays déjà agressé ?

Créer une psychose constitutionnelle pendant que l’Est est occupé, c’est faire le jeu de l’ennemi. C’est cela la vraie menace contre la cohésion nationale.

Ces compatriotes doivent savoir que le peuple congolais n’est pas dans l’émotion. Il est dans l’exigence pour son bien-être.

Il exige la paix, exige des routes, exige des écoles. Enfin il exige davantage de dignité. Et c’est ce que fait le Président de la République avec son Gouvernement.

Le peuple tranchera à nouveau. Comme en 2005 et ce, librement.

D’ici là, nous avons du travail:

Sécuriser, stabiliser, construire.

La C64 peut marcher. Le Gouvernement, lui, construit aussi bien pour ceux qui sont favorables à ses multiples programmes de gouvernance politique que pour cette même C64 qui est aussi bénéficiaire de ces programmes y compris leur progéniture.

Vive la République;

Vive la RDC.

Henry MUTOMBO MIKENYI

Acteur Politique, Écrivain et Chercheur en Fiscalité.

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial