Halte au chantage « Bandeko na biso ya Est » !

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Lorsque le devoir de mémoire va rétablir les faits de la vérité comme cela s’effectue et s’assume en Israël pour la Shoah, on sera nombreux à vouloir changer d’identité. Internet va nous rattraper par « VAR » (Video Assistant Referee) avec laquelle l’image ne s’envole plus !

Porteurs de l’agenda rwandais

Les observateurs avertis l’ont certainement constaté : chaque fois que Félix Tshisekedi parle « Dialogue national inclusif », sa Base le prend de contre-pied pour rappeler l’exclusion ! On en veut pour preuve les réactions autour de sa déclaration du 17 août dernier à Libreville face à la Diaspora congolaise. Aussitôt sa position exprimée, aussitôt l’armée numérique de l’Udps va lancer sa fatwa en visant Martin Fayulu dont elle remet en cause, encore et encore, la nationalité congolaise alors que dans la foulée de la dernière Coupe du Monde, les Congolais ont découvert son lien de consanguinité avec son neveu Timothy Fayulu des Léopards.

Le péché du président de l’Ecidé est d’avoir plaidé pour la participation de Joseph Kabila et Corneille Nangaa à ce dialogue. Pourtant, à force de sortir instinctivement la grosse artillerie à la moindre annonce de la participation de ces deux personnalités impliquées fortement dans l’avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir en janvier 2019, l’armée numérique de l’Udps incite l’opinion avisée à chercher à savoir à quoi rime ce qui vire à de l’aversion. C’est vrai que le raccourci inspiré par le narratif Muyaya de les passer pour porteurs de l’agenda rwandais continue de faire des ravages. Or, le Dialogue permet justement d’en avoir le cœur net. D’ailleurs, le jour de leur prise de parole, la Rtnc pourrait réaliser un direct parfait pour convaincre les « Congolais de bonne qualité » de la connexion rwandaise…

S’il n’était pas aux affaires…

La vérité est, hélas !, la peur de la vérité !

En effet, pour qu’il soit crédible, tout devoir de mémoire ne s’accommode pas de mensonge, de tricherie, de manipulation.

Ces 30 dernières années marquées par l’insécurité à l’Est se sont caractérisées par le même modus operandi : des « rébellions couvrant des agressions » ou des « agressions couvrant des rébellions ».

De l’AFDL en 1996 à l’AFC-M23 en 2022, trois pays voisins de la RDC dans la sous-région des Grands Lacs font la guerre au Congo directement ou indirectement : Ouganda, Rwanda, Burundi. Ils contribuent, d’une manière ou d’une autre, à la comptabilisation macabre des morts, des blessés, des pillés, des déplacés, des exilés congolais se comptant tous par millions.

Ce n’est pas parce que l’un tue plus ou moins que l’autre, ou parce que l’un se montre aujourd’hui plus « gentil » à l’égard de la RDC que l’autre qu’on va brandir aux des circonstances aggravantes, aux autres des circonstances atténuantes. Ceci en externe.

En interne, il y a aussi des responsabilités. Certaines personnalités et certaines forces politiques et sociales ont pris des armes. Elles sont connues. D’autres ont donné leur caution à des agressions-rébellions ! Elles sont connues également.

D’ailleurs, si on creuse un peu l’histoire, on réalise l’implication des unes 30 ans plus tôt (années 1965) dans ce qui est arrivé au pays 30 ans plus tard (1995).

C’est pour cette raison que « BALISÉS » continue de plaider pour les « États Généraux de la République Démocratique du Congo (EG-RDC) ». Car, la situation sécuritaire dans la sous-région des Grands Lacs est avant tout une « question foncière », partant du principe universellement établi « Un peuple-Une terre » ou « Une terre-Un peuple ».

En Afrique négro africaine particulièrement, nous ne cessons de le rappeler, il n’existe pas de peuple sans terre, ni de terre sans peuple.

C’est là la première des causes profondes de la guerre à l’Est.

On ne peut alors pas prétendre résoudre cette crise sécuritaire sans entendre ceux qu’on passe pour « porteurs de l’agenda rwandais » lorsqu’on est soi-même « porteur » de l’agenda ougandais ou burundais.

Et là, on doit être d’accord avec Martin Fayulu. Après tout, c’est la même approche du binôme CENCO-ECC. C’est aussi l’approche des Etats étrangers qui plaident pour le Dialogue national inclusif.

On peut du reste l’affirmer : s’il n’était pas aux affaires, l’Udps aurait préconisé cette approche.

La vérité à rétablir est que les millions de morts dont on parle depuis plusieurs décennies ne sont pas les victimes de la rébellion de 2022 ni de l’agression de 2024.

Ce sont des victimes de toutes les guerres en perpétration au pays depuis une trentaine d’années !

Partant, l’Udps doit s’interdire de tordre le cou à la vérité.

Pour peu qu’il ait une lecture pragmatique des enjeux de l’Est, il a le devoir de l’admettre : de tous les groupes armés qui écument l’Est, les plus cruels sont indistinctement ceux de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi.

Aller alors à un Dialogue pour restaurer la sécurité à l’Est en se limitant au Rwanda avec ses « pantins », c’est faire injure à l’intelligence, au bon sens.

Il est temps d’en finir avec le chantage « Bandeko na biso ya Est ».

PROCHAINEMENT : L’Armée numérique de l’Udps invitée à s’interroger sur des chiffres liés à la guerre de l’Est. C’est du mercenariat !

Omer Nsongo die Lema

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