L’an 1 de Suminwa II : Ève Bazaiba met en avant une réponse humanitaire déployée sur l’ensemble du territoire national

Face à une crise humanitaire parmi les plus importantes du continent, la ministre d’État, ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, a présenté le bilan de la première année du Gouvernement Suminwa II en mettant en avant une réponse humanitaire déployée sur l’ensemble du territoire national, des réformes dans le secteur social et une collaboration renforcée avec les ministères du Genre, Famille et Enfant ainsi que des Droits humains.
Au cours de cette première année, le ministère a articulé son action autour de ses trois missions principales : les affaires sociales, l’action humanitaire et la solidarité nationale. Sur le volet social, Ève Bazaiba a fait de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle une priorité afin de répondre au défi des millions de Congolais ne sachant ni lire ni écrire. Dans cette dynamique, un nouveau manuel scolaire a été élaboré selon un programme accéléré regroupant les six années du cycle primaire en trois étapes, offrant ainsi une seconde chance aux enfants déscolarisés et non scolarisés. Cette réforme est accompagnée par un programme numérique permettant d’accéder à l’alphabétisation et à l’éducation en ligne.
Le ministère a également renforcé les actions en faveur des personnes du troisième âge, notamment à travers la valorisation de la Journée internationale des personnes âgées, la réhabilitation de structures d’accueil, l’accompagnement médical et l’assistance dans les homes destinés aux seniors.
Sur le plan humanitaire, la ministre d’État a souligné l’ampleur des interventions menées dans un contexte marqué par les conflits armés, les catastrophes naturelles et les déplacements massifs de populations. Les équipes de son ministère sont intervenues dans treize provinces et dix-huit zones touchées par des crises, notamment en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Tanganyika, au Kongo Central, au Haut-Uele, au Sud-Ubangi, dans la Tshopo et au Mai-Ndombe, apportant des abris, de l’eau, une assistance médicale d’urgence et des biens de première nécessité aux populations sinistrées.
Au-delà des frontières nationales, le Gouvernement a également apporté une assistance exceptionnelle aux réfugiés congolais installés au Burundi, en Tanzanie et en Ouganda, grâce à un protocole d’accord conclu avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). De nouvelles interventions sont prévues dans plusieurs sites d’accueil, notamment à Bujumbura, Dar es-Salaam et Nyarugusu, avec une attention particulière portée à la prévention des crises humanitaires.

Ève Bazaiba a insisté sur le fait que ces interventions ont été réalisées essentiellement grâce aux ressources mobilisées par le Gouvernement de la République, via la Caisse de solidarité nationale et le Fonds national pour la promotion des services sociaux, tout en poursuivant des programmes de résilience avec des partenaires tels que l’UNICEF et l’UNESCO en faveur des enfants vivant dans les milieux défavorisés et des enfants en rupture de scolarisation.
Une action gouvernementale fondée sur la transversalité
La ministre d’État a également mis en lumière la transversalité qui caractérise l’action gouvernementale dans la prise en charge des populations vulnérables. Elle a expliqué que son ministère s’appuie sur les statistiques et les rapports produits par le ministère des Droits humains pour nourrir son plaidoyer en matière de diplomatie humanitaire et signaler les cas de violations constatés sur le terrain. À l’inverse, lorsque le ministère du Genre identifie des familles ou des victimes nécessitant une assistance humanitaire, ces dossiers sont immédiatement orientés vers les Affaires sociales pour une prise en charge adaptée.
Cette synergie est également reconnue par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, qui rappelle que les droits humains constituent un secteur transversal impliquant une collaboration permanente avec les autorités provinciales, les services judiciaires, les forces de sécurité et les autres ministères pour protéger les victimes et assurer la médiation dans les situations de violation.
De son côté, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Omba, a souligné que cette coopération permet une meilleure prise en charge des enfants en rupture familiale, des enfants en conflit avec la loi, des victimes de violences ainsi que des femmes bénéficiaires des programmes de réinsertion sociale et d’autonomisation économique, en coordination avec les Affaires sociales, la Justice, l’Agriculture et d’autres secteurs.
Pour Ève Bazaiba, cette complémentarité traduit la vision du Gouvernement Suminwa II d’agir comme un ensemble cohérent, chaque ministère intervenant dans son domaine de compétence tout en restant connecté aux autres pour offrir une réponse globale aux défis sociaux, humanitaires et des droits humains. Elle estime enfin que le retour durable de la paix demeure la principale solution pour réduire les crises humanitaires, rappelant que près de 60 % des besoins humanitaires en République démocratique du Congo trouvent leur origine dans les conséquences de la guerre.
