Finances publiques : Doudou Fwamba, une vision de transformation au service du « Peuple d’abord »

Depuis l’arrivée de Doudou Fwamba Li-Botayi à la tête du Ministère des Finances, les lignes ont bougé. Non pas dans une logique d’actions isolées, mais suivant une trajectoire qui traduit, dans le domaine des finances publiques, la vision portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : construire un État capable de mobiliser ses ressources, de financer son développement et de transformer durablement les conditions de vie de sa population.
La première bataille était celle de la stabilité. Il fallait consolider le cadre macroéconomique, agir sur la maîtrise de l’inflation et renforcer la coordination entre les politiques budgétaire et monétaire. Car aucune politique ambitieuse de développement ne peut durablement prospérer dans un environnement marqué par l’instabilité des principaux indicateurs économiques. Cette stabilisation devait parallèlement s’accompagner d’une meilleure maîtrise et d’une amélioration de la qualité de la dépense publique.
La deuxième bataille était celle de l’assainissement des finances publiques et du renforcement de la discipline budgétaire. Il fallait permettre à l’État de mieux mobiliser, mieux gérer et mieux orienter ses ressources vers les priorités nationales. Gouverner les finances publiques, ce n’est pas seulement dépenser : c’est créer les conditions pour que chaque franc mobilisé puisse contribuer efficacement aux objectifs de développement du pays.
Ensuite est venu le temps d’accélérer les réformes. Certaines ont été initiées, d’autres consolidées, corrigées ou sorties des tiroirs après avoir longtemps attendu leur mise en œuvre. Cette dynamique de modernisation de l’administration fiscale et financière a accompagné l’accroissement de la mobilisation des recettes, avec des régies financières poussées à atteindre leurs assignations dans un contexte pourtant marqué par les lourdes conséquences budgétaires de la guerre imposée à notre pays.
Dans le même temps, la RDC a poursuivi ses programmes avec le Fonds monétaire international et renforcé sa coopération avec les institutions de Bretton Woods. L’objectif est clair : consolider la crédibilité financière du pays, améliorer la gouvernance des finances publiques et créer les conditions nécessaires à la mobilisation de ressources plus importantes en faveur du développement.
Mais assainir et mobiliser ne suffisent pas. Il faut investir. En deux ans, malgré la guerre et les besoins considérables liés à la défense du territoire national, les investissements publics dans les infrastructures stratégiques se sont accrus. Routes, énergie et autres infrastructures structurantes : l’objectif est de soutenir l’activité économique, désenclaver les territoires et stimuler durablement la croissance.
Aujourd’hui, une nouvelle frontière est franchie : celle de l’innovation financière. La RDC est entrée sur les marchés financiers internationaux avec sa première émission d’Eurobond. Et ce n’est pas fini. La promulgation de la loi relative aux marchés boursiers ouvre désormais la voie au développement d’un véritable marché des capitaux congolais. La Kinshasa Stock Exchange arrive. Derrière ces différentes initiatives se dessine une même ambition : diversifier les sources de financement de l’économie et donner enfin à la RDC les instruments financiers à la hauteur de son potentiel.
La liste des réformes est longue. Mais leur lecture d’ensemble révèle quelque chose de plus important : une direction, une méthode et une vision.
Et c’est précisément à ce moment que certains choisissent de ne voir que le risque, jamais l’opportunité ; la dette, jamais les infrastructures qu’elle peut financer ; les difficultés, jamais les réformes engagées pour les surmonter. Certains vont jusqu’à se transformer en véritables prophètes de malheur, comme s’ils attendaient impatiemment l’échec de l’actuel Ministre pour pouvoir enfin dire : « Nous vous l’avions dit. »
La critique est indispensable en démocratie. Mais lorsqu’elle ne jure que par l’échec d’un homme et transforme systématiquement chacune de ses initiatives en danger pour l’État, elle cesse d’éclairer le débat pour devenir un combat d’ego.
Et pourtant, les faits sont têtus. L’histoire économique de notre pays ne retiendra pas le volume des cris qui auront accompagné chaque réforme ; elle jugera les résultats obtenus, les institutions construites, les infrastructures réalisées et les transformations laissées aux générations futures.
Doudou Fwamba n’est pas arrivé au Ministère des Finances pour administrer l’existant. Il n’avance pas à tâtons. Avant même d’en prendre les commandes, il avait une vision de la transformation des finances publiques. Aujourd’hui, sa feuille de route se lit dans les actes : stabiliser, assainir, réformer, mobiliser, investir et innover. Il sait où il veut conduire le bateau des finances publiques congolaises.
Mais on ne peut comprendre cette trajectoire sans comprendre l’homme et son engagement politique. Doudou Fwamba est un enfant politique de l’UDPS, un Tshisekediste de longue date, attaché depuis sa jeunesse au combat politique qui a porté le « Peuple d’abord ». Aujourd’hui Ministre des Finances, il ne découvre donc pas la vision du Chef de l’État au détour d’une nomination : il la connaît, il en comprend la philosophie et porte désormais la responsabilité de la traduire en actes dans son secteur.
Être fidèle au « Peuple d’abord », ce n’est pas simplement reprendre un slogan. C’est faire en sorte que les ressources publiques deviennent progressivement des routes, de l’énergie, des écoles, des hôpitaux, des emplois et des opportunités pour les Congolais.
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a besoin, autour de lui, d’hommes et de femmes capables de transformer sa vision en politiques publiques et les politiques publiques en résultats. Il est donc paradoxal de voir certains prétendre vouloir la réussite du Chef de l’État tout en travaillant à l’échec de ceux qui portent son action. On ne peut pas souhaiter que le capitaine arrive à destination tout en espérant que ceux qui tiennent les différents postes du navire échouent.
À ceux qui, par haine, rivalité ou calcul personnel, souhaitent l’échec d’un homme au point d’oublier que derrière cet homme se trouvent des réformes qui engagent l’avenir du pays, inutile de répondre par la haine. Le temps et les résultats feront leur travail. L’histoire se chargera de départager les bâtisseurs des prophètes de malheur.
Les ambitions personnelles passeront. Les rivalités passeront. Les querelles d’hommes passeront. Mais ce qui aura été construit pour la République restera.
La RDC fait face à des défis immenses. Ce n’est donc pas le moment de souhaiter l’échec de ceux qui travaillent simplement parce que leur réussite dérangerait certains calculs. C’est le moment d’exiger des résultats, de contrôler l’action publique, de corriger ce qui doit l’être, mais aussi de soutenir ce qui fait avancer le pays.
Car au bout du compte, lorsque les bruits se seront tus, une seule question restera : qu’avons-nous construit pour la République ?






