Dernière guerre, ultime dialogue : le cap inébranlable vers une RDC puissante (Julien Paluku Kahongya)

Il est des moments solennels où un peuple doit stopper sa course, affronter son histoire et trancher souverainement son avenir, voilà l’exercice auquel le Président Tshisekedi a convié le peuple congolais à travers son message du 27 août dernier.
Les États-Unis, la Chine ou l’Europe ont tous traversé les tourments de la guerre. Mais leurs dirigeants et leurs peuples ont fait le choix fondateur de la paix durable pour devenir, aujourd’hui, des puissances économiques et militaires incontournables.
Pendant ce temps, l’Afrique s’embourbe trop souvent dans des conflits stériles, ratant chaque jour le train du développement.
La République Démocratique du Congo n’a pas fait exception. Depuis trente ans, le pays est enfermé dans un cercle vicieux : des guerres successives suivies de dialogues de partage du pouvoir, de sombres conciliabules qui n’ont fait qu’effriter la souveraineté et l’autorité de l’État.
Le 27 août 2026, le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI a sonné la fin de cette cacophonie.
Les réactions outrées d’une certaine classe politique trahissent sa déception. On s’aperçoit que la comédie des indignations partisanes est déconcertante. Une certaine classe politique s’attendait à une énième messe basse où les postes se distribuent sous la table : ici un galon de Général de l’armée, là un portefeuille ministériel, ailleurs un siège de parlementaire.
Ce système mortifère, hérité de la transition 2003-2006, a fait des armes et du chantage le moyen le plus rapide d’accéder au pouvoir, propulsant des opportunistes aux plus hautes charges de l’État sans vision pour la refondation du pays de Lumumba.
Cette récréation tragique est terminée, dixit Félix-Antoine Tshisekedi. Désormais, seules les urnes conféreront la légitimité de diriger. C’est le chemin exigeant, mais unique, emprunté par toutes les Nations modernes pour bâtir leur prospérité.
Peuple congolais, ne vous laissez plus distraire par les cris d’orfraie d’une élite politique déçue de ne pouvoir brader une fois de plus la souveraineté nationale.
Leurs appels au soulèvement sont hypocrites : ils ne parlent pas en votre nom, ils combattent pour leurs privilèges.
Les Institutions actuelles disposent d’un mandat légitime, a rappelé le Président de la République dans son adresse.
Que ceux qui prétendent vouloir diriger préparent une alternative crédible au lieu de jeter la jeunesse dans la rue. Rappelez-vous les pillages dévastateurs des années 90 : ils ont fait reculer notre pays de cinquante ans, et nous en payons encore le prix fort aujourd’hui.
Soyez vigilants, mûrs et responsables.
Si cette guerre doit être la dernière, ce dialogue doit être le tout dernier du genre.
Quittons la logique des arrangements entre politiciens pour n’ouvrir, désormais, que le seul dialogue qui compte : celui avec le peuple, souverain par le suffrage universel.






