Epreuves des forces éhontées !

Les deux spectacles offerts, les mots sont bien pesés, respectivement le 15 puis le 22 septembre 2026 dans les rues de Kinshasa, par l’Opposition politique et l’UDPS soudée par ses « alliés de circonstances » ont démontré, non pas une épreuve de force politique, mais une épreuve des forces éhontée. Tant ces deux marches ont mis en lumière deux visions diamétralement opposées et ont ravivé les tensions antidémocratiques qui continuent à se corser entre les deux camps.

En prenant des sans-emplois, des sous-fifres, des désœuvrés, des mamans maraichères et autres froufrous sociaux en otage ces deux jours pour démontrer ce dont chaque camp est capable de prouver, l’Opposition politique et l’UDPS ont chacune fait le lit de la honte ; le lit d’une classe politique dont la Plèbe croit tout démonter de ce qu’elles étaient capables de démontrer. (Lisez-moi bien, très bien, NDLR) !

L’Opposition politique congolaise, première à ouvrir le flanc, n’a pas su bien argumenter les raisons plus sociales qui auraient milité pour qu’elle descende dans la rue; moins encore qu’elle appelle à une marche qui n’avait que des contours politiques en lieu et place de sauter plus sur le social.

Avec une populace qui continue de vivre en dessous du tolérable, privée souvent du courant électrique ; une Plèbe qui voit le service lui offert par les entreprises de télécommunication devenir en dessous de la moyenne, en dessous du marché win-win, la Plèbe qui fait face aux embouteillages, surtout à Kinshasa ; la populace qui a maille à partir avec l’insécurité croissante et dangeureuse, l’Opposition politique, dis-je, s’est plus tournée vers la négation du projet de changement constitutionnel et de référendum. Libre à elle !

La conséquence directe est qu’elle n’a pas pu mettre du baume dans les cœurs de la Plèbe qui a regretté cette occasion. Une occasion qui pouvait bien remonter la côte au ban politique C64 ayant déploré une répression violente et disproportionnée de sa marche du 15 septembre puisque dispersée par les agents de l’ordre.

De son côté, l’UDPS, en lieu et place d’aligner ses réformes et réalisations avant de se retrouver dans la rue, ce parti politique a tôt fait de répondre, de façon indirecte, sans réelle conviction, à la coalition C64.

Descendue dans la rue le 22 septembre, soit une semaine après, la marche de l’UDPS a plutôt ressemblé à une démonstration de force de mobilisation, « ses alliées occasionnels » aidant, qu’à brandir ses réalisations alors qu’elle détient tous les pouvoirs : pouvoir politique, économique, sécuritaire du pays que dénigrent le C64. Elle s’est plus limitée à militer pour la tenue du référendum populaire et de la tenue du dialogue, sans trop verser dans ce que pouvait bien entendre et attendait la Plèbe. Libre à elle aussi !

C’est pourquoi, détenteur de ce pouvoir et contrôlant tous les rouages sécuritaires, sa démonstration dans la rue s’est déroulée dans le calme et s’est clôturée par un rassemblement majeur au stade des Martyrs.

En analysant les deux feuilletons, bien d’observateurs avertis susurrent que C64 et l’UDPS ont présenté des shows, des épreuves des forces ayant conduit les deux camps sur le champ de la honte. Sur le champ de l’indigeste. Sur le champ de la poisse et de l’englue. Sur le champ du mirage.

Ainsi démontré, les deux camps ont donc raté le coche devant l’irréel de leurs ambitions.

Honte à eux !

Willy Kilapi

 

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