Tenant compte de l’évolution du monde, la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies numériques, nous devons repenser notre système éducatif.
A notre niveau, nous avons fait le choix d’aller dans cette direction. En sciences expérimentales, nos élèves passent aujourd’hui davantage de temps dans les laboratoires, alliant la théorie à la pratique : une connaissance qui ne se traduit ni en expérimentation, ni en capacité à résoudre des problèmes concrets, ni en savoir-faire, demeure incomplète.
L’ État devra penser à équiper progressivement les écoles publiques en laboratoires scientifiques, ateliers techniques, espaces numériques et plateformes technologiques adaptées à l’âge des élèves.
Les élèves congolais doivent également se préparer dès maintenant aux grandes évaluations et compétitions internationales.
Le prochain cycle de PISA, prévu en 2029, constituera notamment une occasion de mesurer les compétences des jeunes de 15 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, avec également de nouvelles dimensions liées à la littératie médiatique et à l’intelligence artificielle.
Les élèves congolais peuvent également être préparés aux grandes olympiades internationales de mathématiques, de physique, de chimie, de biologie, d’informatique et de linguistique, ainsi qu’aux compétitions internationales de robotique et de technologie.
Pour y parvenir, il serait pertinent de mettre en place des concours scientifiques nationaux, organisés progressivement dans toutes les provinces. Les meilleurs élèves pourraient ensuite être accompagnés dans un parcours national de préparation, avec des encadreurs spécialisés, avant de représenter la République démocratique du Congo dans les compétitions internationales. Au PISA 2025, trois pays de l’ Afrique subsaharienne ont osé. Pourquoi pas la RDC ?
Il y a une dizaine d’années, l’Inspection générale de l’enseignement (IGE) avait organisé publiquement deux éditions d’un concours national de dictée, avec la participation de toutes nos 26 provinces. Le Cartésien avait remporté les deux éditions. Un concours de maths avait également été organisé en 2015, par l’ IGE, à l’école turque SAFAK, avec la participation notamment d’écoles consulaires. Le Cartésien avait décroché la médaille d’or.
Aujourd’hui, il est possible d’aller beaucoup plus loin.
Avec l’implication du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, quelques écoles, publiques et privées, pourraient être progressivement identifiées dans différentes provinces, accompagnées et soutenues afin de constituer un véritable réseau national d’excellence scientifique.
La gratuité de l’enseignement a permis à un nombre considérable d’enfants congolais d’accéder à l’école. Cela nous donne la possibilité de découvrir, parmi des millions d’enfants, des talents exceptionnels qui ne demandent qu’à être révélés.
Le génie n’a pas de classe sociale. Il n’a pas d’adresse scolaire. Il peut naître dans une grande école de Kinshasa comme dans une petite école d’un territoire rural. Il faut juste lui donner la possibilité de se révéler.
Si nous sommes capables de mobiliser d’importants moyens humains et matériels pour nos compétitions sportives et pour des activités politiques, nous devons être capables de développer la même ambition pour la science, la technologie et l’innovation.
Un enfant qui apprend aujourd’hui à programmer, à construire un robot, à conduire une expérience de laboratoire, à analyser des données permet de développer les compétences dont notre pays aura besoin demain.
Investir dans les laboratoires, la robotique, l’intelligence artificielle, les concours scientifiques et la formation pratique, c’est garantir l’avenir de la République Démocratique du Congo.
Donnons à chaque élève congolais la possibilité d’expérimenter, de créer, de concourir et de révéler son potentiel.
4:10 PM · 25 sept. 2026
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