Représentant l’administrateur du territoire M. Cyprien Kitanga Kibale, actuellement en mission, l’administrateur du territoire adjoint chargé des Finances et du Développement, M. Germain Mwamba wa Ngoy, a salué le geste posé par Sa Majesté Joseph Mukungubila en faveur de l’aérodrome de Manono.
Prenant la parole au nom des autorités territoriales, il a qualifié cet aménagement d’initiative importante pour Manono, ville appelée à jouer un rôle majeur dans le développement minier du Tanganyika.
« Nous nous sommes tellement réjouis de trouver qu’il y a encore des citoyens dans ce pays qui pensent pour leur sol natal », a-t-il déclaré, estimant que ce geste constitue un honneur pour la ville.
L’intervention de Germain Mwamba wa Ngoy a toutefois pris une dimension historique lorsqu’il est revenu sur les événements de la fin des années 1990.
« Je me rappelle bien, j’étais là », a-t-il affirmé, évoquant la présence à Manono du général ex-Tigre Intambo Kibanda Mukalay. Selon son témoignage, Sa Majesté Mukungubila a alors été conduit devant le bureau de la cité avec l’intention de l’y faire exécuter.
Ce récit fait écho à une lettre ouverte dans laquelle Mukungubila affirme avoir subi des sévices lors de son arrestation à Manono en 1999 et avoir échappé à plusieurs reprises à une exécution. Ces éléments relèvent des témoignages respectifs de Germain Mwamba wa Ngoy et de Mukungubila.

Pour Germain Mwamba wa Ngoy, le contraste entre cette période et le geste posé aujourd’hui est particulièrement saisissant.
Son témoignage pose une question centrale : « Si nous l’avions éliminé à cette époque, qui allait nous aider aujourd’hui comme il le fait, sans remords ni rancune ? »
Une réflexion qui, selon lui, doit pousser les Manonois à mesurer la valeur des initiatives contribuant au développement de leur milieu.
Il a également rappelé connaître les actions de Mukungubila depuis 1996 à Kabalo, avant d’appeler la population à protéger les infrastructures et à éviter leur destruction lors des conflits.
« Évitons les comportements que lorsqu’il y a des mésententes, cassons. Ça coûte cher », a-t-il martelé.
Germain Mwamba wa Ngoy a enfin invité la Régie des voies aériennes (RVA) à faire bon usage du nouvel aménagement et à poursuivre la modernisation de l’aérodrome, avec l’ambition d’en faire une infrastructure de référence dans le Tanganyika.
Pour l’administration territoriale, cet espace d’accueil doit ainsi dépasser sa seule fonction matérielle et contribuer à renforcer l’image et l’attractivité de Manono.
Entre le souvenir douloureux de 1999 et le geste posé aujourd’hui, le témoignage de Germain Mwamba wa Ngoy met en lumière une histoire marquée par les épreuves, mais aussi un appel à préserver et à construire pour l’avenir de Manono.
DFK ✍️














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