Le Sénat congolais a franchi une étape clé ce lundi lors de sa troisième séance plénière de la session budgétaire de septembre.
Sous la direction du Président de la Chambre haute, l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, les travaux ont été marqués par une séquence intense, mêlant impératifs sécuritaires, modernisation numérique et urgence sanitaire.
Un hommage solennel en ouverture
La séance a débuté par un moment de recueillement profond. Le Président du Sénat a invité l’assemblée à observer une minute de silence en mémoire des deux hauts responsables de l’appareil judiciaire militaire tragiquement disparus dans un crash d’avion à Kenge.
En cette circonstance, le Sénat a tenu à exprimer sa compassion et ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, tout en précisant qu’une enquête officielle a été diligentée, conformément à la décision du Président de la République et Commandant suprême des forces armées, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a décrété un deuil national et la mise en berne du drapeau national jusqu’à l’inhumation des victimes.
État de siège : la priorité sécuritaire
Le premier point à l’ordre du jour a porté sur la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Face à la persistance de la menace des groupes armés, le Gouvernement a sollicité une nouvelle extension de 15 jours, effective dès le 29 septembre.

Le dossier, instruit par la Commission Défense, Sécurité et Relations extérieures, a été présenté par le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, afin de doter les FARDC des moyens juridiques nécessaires pour restaurer la paix.
Vers une révolution numérique
La plénière a ensuite ouvert le débat général sur la proposition de loi portant « Code du Numérique », portée par le sénateur Kazadi Kankonde Ivan. Ce texte ambitieux vise à : Sécuriser les transactions électroniques et le commerce en ligne ; Protéger les données personnelles contre la cybercriminalité ; Encadrer l’écosystème des startups et de la fintech ; Lutter contre la désinformation et protéger les mineurs dans l’espace digital.
Le projet a été transmis à la Commission Infrastructures et Aménagement du territoire pour un examen approfondi sous sept jours.
Lutte contre la drépanocytose : un impératif social
Enfin, le Sénat s’est penché sur une proposition de loi à forte portée humaine : la lutte contre la drépanocytose. Considérée comme un véritable fléau de santé publique, cette pathologie génétique nécessite une réponse étatique structurée.
Le texte prévoit notamment le dépistage néonatal systématique et gratuit, ainsi que la prise en charge des soins pour les patients. Le projet est désormais entre les mains de la Commission Socio-culturelle, qui dispose de cinq jours pour harmoniser les dispositions.
Après deux heures de débats, la séance a été levée à 15h55, marquant une avancée significative dans l’agenda législatif de la session.














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