AFREWATCH porte la voix des communautés locales des zones minières de la RDC touchées par les déplacements forcés liés aux activités minières lors du 5ᵉ Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme.
À l’occasion du 5ᵉ Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme, qui se tient à Dakar, au Sénégal, le consortium du projet « Just Transition et Conduite Responsable des Entreprises en Afrique » organise, ce 30 septembre 2026, une session consacrée aux déplacements involontaires des communautés locales liés aux projets miniers.
Cette session abordera les défis urgents d’ordre socio-économique, environnemental et liés aux droits humains que soulève l’exploitation des minerais essentiels à la transition énergétique dans plusieurs pays africains.
Au cours de cette session interactive, organisée sous forme de présentations par affiches (posters), les organisations membres du consortium l’Institut Danois des Droits de l’Homme, ZELO (Zimbabwe), HakiRasilimali (Tanzanie), le Centre for Environmental Justice (Zambie) et AFREWATCH (RDC), présenteront les résultats de leurs recherches nationales sur les effets des déplacements involontaires liés aux projets miniers sur les droits des communautés locales.
À cette occasion, plusieurs enjeux majeurs seront abordés et discutés avec les participants, notamment le déficit de consultation des communautés locales, l’indemnisation insuffisante, l’absence de restauration effective des moyens de subsistance des communautés affectées, l’accès limité aux services sociaux de base ainsi que l’inefficacité des mécanismes des griefs.
Pour sa part, AFREWATCH présentera les principaux résultats de l’étude qu’elle a menée sur la restauration des moyens de subsistance des communautés locales déplacées par l’entreprise Kamoa Copper SA et réinstallées au village de Kaponda 1.
Les résultats de cette étude montrent que le processus de restauration des moyens de subsistance a été élaboré sans la réelle participation des communautés affectées et que les terres agricoles remplacées. L’étude met également en évidence l’insuffisance des programmes d’appui à l’agriculture et à l’élevage, qui n’ont pas permis d’assurer une restauration effective et durable des moyens de subsistance des communautés concernées.
