Kinshasa aura revêtu de sa plus belle robe grâce au travail de titan qu’abat le Service National que rien ne serait à redire.
Malheureusement, les esprits lucides n’écarquilleront pas leurs yeux pour constater que Kinshasa revient, peu à peu, à son image d’antan. La ville bascule déjà, pour la plupart de cas, vers la crasse, vers l’insalubrité inouïe et indigeste. Le ploie total n’est pas loin, pas très loin en tout cas !
Favorisé par l’incivisme, l’inconscience et la boulimie des braillards environnementaux, spécialistes de la crasse, le décor s’empire peu à peu avec la présence de Dame la Pluie. !
Pourtant, à l’arrivée du Service National dirigé par le général Kasongo Kabwik et sous sa coordination, la capitale congolaise commençait déjà à donner de l’envie. De l’envie à mieux vivre et à mieux fréquenter des endroits à grande affluence. Là où la bêche et la pelle de la Task Force du Service National sont passées. Cela sans accompagnement parfait d’autres services connexes !
Mais dommage qu’aujourd’hui, le désarroi, la révolte et l’angoisse gagnent certains esprits. Leur baume est au rouge, avant même qu’il ne soit complètement tard.
En effet, les spécialistes de la crasse, braillards environnementaux et marchands ont réinvesti des espaces pourtant assainis par le même Service National. Des braillards sans état d’âme, sans moral ni crainte à la Loi ne se cachent plus pour rejeter des immondices sur la place publique. L’état n’est pas faible. Loin s’en faut ! Un jour !.
Trottoirs, égouts, chaussées, avenues sont réinvestis par ces braillards. Comme si cela ne suffisait, certaines bâtisses et kiosques détruits sont reconstruits et réaménagés. Sur des emprises publiques dans un décor de mutisme et rince- l’œil des autorités municipales !
Que voulez-vous ! A des espaces comme au rond point Ngaba, si un petit marché s’installe déjà aux abords d’une station d’essence où des différents services viennent ponctionner des « taxes » au vu et au su de tout le monde, on aura beau écrire, crier ou dénoncer que rien ne sera fait. A moins d’un sursaut de surprise.
En attendant, braillards de la crasse et autres marchands d’immondices se la coulent douce. Ils rient, d’ailleurs, à gorge déployée, tous ceux qui s’opposent au mutisme de leurs potes.
Leurs potes de la crasse, des braillards impénitents environnementaux et des partisans des combines financières ad vitam, dans une capitale comme celle de République Démocratique du Congo. Ville coquette avant « l’indépendance ».
Willy Kilapi
