Entre François Bozizé et Alias Joseph Kabila : « la trajectoire croisée de deux anciens présidents devenus rebelles »

Par Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé 

Activiste, Penseur et Notable de Madimba. 

Dans sa lettre ouverte du 31 mai 2025, intitulée « L’immense richesse du Congo, pays de prédilection, fait perdre la tête à Kanambe, le Rwandais », Sa Majesté le Prophète Joseph Mukungubila lançait cette mise en garde à alias Joseph Kabila de son vrai nom Hyppolite Kanambe :

« Autrement, je prends à témoins, tous les décideurs de ce monde et la communauté internationale : regardez comment ce monsieur s’affiche devant les Congolais qu’il a trompés en se hissant à la tête du pays, malgré tout le mal qu’il leur a causé mais aujourd’hui le voilà qui revient pour nous dire qu’il aimerait reprendre le pouvoir par les armes parce qu’il est entouré de militaires rwandais, prêt à semer le chaos, ah non ! Tu ne le feras pas, ainsi dit le Seigneur ! Si c’est pour que Dieu puisse te tuer, ose ! »

Aujourd’hui, alias Joseph Kabila se retrouve à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN) que je surnomme FRONT RWANDAIS POUR LA NUISANCE, mouvement criminel qui succède à l’AFC/M23.

Tous les visionnaires sont formels, selon les déclarations prophétiques que je rapporte : ils annoncent la mort prochaine d’alias Joseph Kabila et de Corneille Nangaa. Pour eux, cette annonce vient confirmer l’« ainsi dit le Seigneur » sorti de la bouche de Sa Majesté le Prophète Joseph Mukungubila.

Les visionnaires le disent. Mukungubila l’avait annoncé. Leurs paroles résonnent aujourd’hui comme un avertissement spirituel. Car les paroles de Dieu sont immuables et le message sa majesté le prophète Joseph Mukungubila qui est sa bouchée autorisée demeure un avertissement majeur.

La géospiritualité demeure la clé de cette sortie de crise à l’Est de la RDC .

Le 19 juillet 2018, alias Joseph Kabila déclarait : « Je ne vous dirai pas comprenez mon émotion mais plutôt, comprenez ma passion pour le Congo. »

Mais qu’est-ce donc qu’une véritable passion pour un pays ?

Le jugement du roi Salomon apporte une réponse qui traverse les siècles.

Deux femmes se disputaient un enfant. Salomon proposa de le partager en deux. La véritable mère, bouleversée par l’idée de voir mourir son enfant, préféra renoncer à ses droits et demanda qu’on le donne à l’autre femme afin qu’il vive.

Voilà la vraie passion : sauver la vie, même au prix de son propre intérêt.

La fausse mère, elle, était prête à accepter la mort de l’enfant pourvu que l’autre ne puisse pas en jouir.

La leçon est implacable : celui qui aime réellement le Congo doit vouloir qu’il vive, même si cela signifie renoncer au pouvoir.

Or, lorsque la conquête du pouvoir conduit un ancien président à s’associer à une rébellion armée, la question devient légitime : parle-t-on encore de passion pour le Congo ou d’une passion pour le pouvoir ?

La véritable passion, c’est aimer le Congo au point de préférer renoncer au pouvoir plutôt que de voir le pays et son peuple sacrifiés.

François Bozizé a accédé au pouvoir en Centrafrique par une rébellion en 2003. Après sa chute en 2013, il est revenu sur la scène politico-militaire à la tête d’une coalition rebelle.

Alias Joseph Kabila, arrivé au pouvoir dans le sillage de l’AFDL, se retrouve aujourd’hui à la tête d’un mouvement politico-militaire après avoir dirigé la RDC pendant près de deux décennies.

Deux anciens présidents, deux trajectoires croisées : l’un comme l’autre se retrouvent associés à une dynamique de reconquête du pouvoir par les armes.

En République centrafricaine, François Bozizé était arrivé au pouvoir après une rébellion et a dirigé le pays de 2003 à 2013. Après sa chute, il a repris le chemin de la lutte armée et a officiellement pris la tête de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), engagée dans une offensive contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra. Il vit depuis en exil et a été condamné par contumace en 2023.

Le parallèle avec la situation congolaise actuelle mérite donc d’être posé.

Alias Joseph Kabila est lui-même arrivé au pouvoir dans le sillage de l’AFDL, mouvement politico-militaire Rwando-Burundo-Ougandais avec la bénédiction pour ne pays dire l’appui des États Unis d’Amérique (USA ) qui avait renversé Mobutu en 1997. Après avoir exercé la présidence pendant près de dix-huit ans, il se retrouve aujourd’hui, après son départ du pouvoir, à la tête d’un nouveau mouvement politico-militaire aux ramifications régionales.

Alias Joseph Kabila doit savoir qu’hier, la rébellion pouvait conduire à la présidence. Mais aujourd’hui, un ancien président ne peut reprendre la présidence par la rébellion. Ça jamais de la vie !

C’est précisément là que se trouve le paradoxe.

J’évoquais déjà ce point dans mes précédentes tribunes ; si je le réitère aujourd’hui, c’est afin que mes fidèles lecteurs mesurent l’ampleur de ce parallélisme.

Le karma politique n’est pas nécessairement une vengeance mystique. Il peut simplement être la mécanique implacable de l’Histoire : ce que l’on utilise contre les autres peut un jour devenir le piège dans lequel on tombe soi-même.

Hier, sa majesté le prophète Joseph Mukungubila était poursuivi, condamné et contraint à l’exil.

Aujourd’hui, son ancien adversaire est lui-même un ancien président en rupture avec les institutions de Kinshasa, à la tête d’une structure politico-militaire.

Hier, l’ancien régime Kabila accusait Mukungubila de vouloir prendre le pouvoir par la force.

Ce qui était et qui est absolument faux. Il avait orchestré ce scénario pour tromper la communauté internationale ainsi que le peuple congolais. Mais comme la vérité est têtue : aujourd’hui, sa vraie nature le rattrape. Comme le dit cette maxime : « Chassez le naturel, il revient au galop »!!!!

Aujourd’hui, Kabila assume lui-même la direction d’une coalition armée qui entend combattre le pouvoir en place, y compris par la force:

* A. Alias Joseph Kabila se retrouve lui-même à la tête d’un mouvement criminel, le FRN, que je surnomme : Front Rwandais pour la Nuisance.

* B. Ses biens ainsi que ceux de ses frères et sœurs furent détruits et vandalisés.

* C. Ses biens furent confisqués et le fonctionnement de son parc fut interdit.

* D. Condamnation à mort dans un procès en son absence.

* E. Arrestations des membres du PPRD.

* F. Exil forcé.

En décembre 2013, dans ses lettres ouvertes des 5 et 28 décembre, sa majesté le prophète Joseph Mukungubila dénonçait déjà ce qu’il présentait comme les accointances entre le pouvoir d’alias Joseph Kabila et le M23, en pointant le rôle de Kigali.

Si alias Joseph Kabila croit pouvoir reproduire le parcours de Denis Sassou Nguesso, il se trompe lourdement. Sassou a quitté le pouvoir après le processus électoral de 1992 avant de le reconquérir en 1997, au terme d’une guerre civile sanglante.

Alias Joseph Kabila doit se mettre dans la tête que le « syndrome Sassou » ne marchera jamais, car la RDC est le pays choisi par Dieu et pour son peuple que nous sommes.

Le Congo n’est pas un héritage personnel que l’on reprend par les armes. Le peuple congolais n’est pas un enfant que deux prétendants au pouvoir peuvent se disputer au risque de le voir mourir.

La véritable passion pour le Congo ne consiste pas à le posséder, mais à le préserver.

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