Pénurie de carburant : Maixent Raoul Ominga mobilise la SNPC pour garantir l’approvisionnement du Congo

La reprise des activités de la CORAF et son projet de modernisation devraient contribuer à renforcer durablement la disponibilité des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.

La question de l’approvisionnement en produits pétroliers était au cœur de l’audition de Maixent Raoul Ominga, directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et président du conseil d’administration de la Congolaise de raffinage (CORAF), devant la commission Économie et Finances du Sénat, ce vendredi 23 octobre 2026.

Au cours de cette rencontre, les sénateurs ont notamment évoqué les pénuries récurrentes de carburant qui affectent le quotidien des populations et perturbent le fonctionnement de l’économie nationale. À Brazzaville comme à Pointe-Noire, les longues files d’attente observées devant les stations-service témoignent de l’ampleur des difficultés rencontrées par les automobilistes, les transporteurs, les opérateurs économiques et les ménages.

Face à cette situation, Maixent Raoul Ominga a présenté les principales mesures engagées par la SNPC pour rétablir progressivement un approvisionnement régulier. Parmi les annonces majeures figure la reprise des activités de la CORAF, une étape particulièrement attendue dans la recherche d’une solution durable à la crise actuelle.

La CORAF au cœur de la stratégie nationale

La remise en service de la raffinerie constitue un enjeu stratégique pour le Congo. Elle doit permettre de renforcer la disponibilité des produits pétroliers et de réduire les perturbations qui affectent la mobilité, les transports et les activités économiques.

Pour Maixent Raoul Ominga, la réponse à la pénurie ne saurait se limiter à des mesures ponctuelles. Elle doit s’inscrire dans une vision de long terme, fondée sur la modernisation de l’outil de raffinage et l’amélioration de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

Le projet de modernisation de la CORAF apparaît ainsi comme l’un des piliers de cette stratégie. Il vise à accroître les capacités de production de la raffinerie, à améliorer ses performances techniques et à permettre au pays de mieux répondre à une demande nationale en constante progression.

À terme, l’ambition est de réduire la dépendance du Congo à l’égard des importations et de renforcer sa capacité du à satisfaire ses besoins intérieurs en essence, en gasoil et en autres produits pétroliers.

Un partenariat envisagé avec SOCAR

Pour accompagner cette transformation, la SNPC entend s’appuyer sur l’expertise de la société azerbaïdjanaise SOCAR, la compagnie nationale de pétrole de l’Azerbaïdjan.

Ce partenariat pourrait ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’assistance technique, de modernisation des installations, de formation des personnels et de renforcement des capacités industrielles. Il devrait également contribuer à mobiliser les investissements nécessaires à la rénovation et à la mise à niveau de la raffinerie.

La réussite de cette coopération dépendra toutefois de la finalisation des accords, des ressources financières mobilisées et du calendrier retenu pour la mise en œuvre des différentes étapes du projet.

Des efforts soutenus pour sortir durablement de la crise

À la tête de la SNPC, Maixent Raoul Ominga multiplie les initiatives visant à améliorer la disponibilité des produits pétroliers et à garantir un approvisionnement plus fiable du marché national.

Son action repose notamment sur la relance de la production de la CORAF, le renforcement de la coordination entre les différents acteurs de la chaîne pétrolière et la recherche de partenariats capables d’apporter des solutions techniques et industrielles durables.

Cette démarche traduit la volonté de la SNPC de jouer pleinement son rôle dans la sécurisation énergétique du pays. Elle vise également à anticiper les besoins futurs du Congo, alors que la croissance démographique et le développement des activités économiques entraînent une hausse continue de la demande en carburant.

Un retour à la normale attendu avec prudence

Les annonces faites devant les sénateurs suscitent l’espoir d’une amélioration prochaine de la situation dans les stations-service. Toutefois, la reprise des activités de la raffinerie ne signifie pas nécessairement la disparition immédiate des pénuries.

Le retour à la normale dépendra de plusieurs facteurs : la disponibilité effective des stocks, la régularité de la production, la fluidité du transport et la capacité à distribuer les produits pétroliers dans toutes les localités du pays.

La priorité est désormais de traduire les engagements annoncés en résultats concrets pour les consommateurs. Les populations attendent notamment une réduction des files d’attente, une meilleure régularité de l’approvisionnement et une stabilisation durable du marché.

Sous l’impulsion de Maixent Raoul Ominga, l’objectif affiché est clair : mettre fin au cycle des ruptures d’approvisionnement et permettre au Congo de mieux répondre à ses propres besoins en produits pétroliers.

Pour les populations, l’attente demeure forte. Elles espèrent désormais que les efforts engagés porteront rapidement leurs fruits et que le carburant sera durablement disponible dans les stations-service. La concrétisation des projets annoncés sera déterminante pour transformer cette promesse en une réalité tangible pour l’ensemble du pays.

 

Par Roch Bouka correspondant à Brazzaville

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