Vous et nous, Nous à la rédaction de Le Quotidien, ne faisons qu’apprendre de la bouche des certains Officiels congolais que la RDC exige de la Communauté internationale des décisions ciblées, draconiennes et directes contre les véritables commanditaires de ses agresseurs avérés.
Ainsi, la Plèbe est sur ses dents : quelles hautes autorités rwandaises et que sais-je, dont Paul Kagame soient directement sanctionnées, en sus des menus fretins et autres aventuriers rebelles qui s’amusent à tuer des paisibles citoyens dans leur propre pays ? Une position qui rejoint celle de votre Journal qui voit souvent juste, qui voit loin, sans être devin que ce qui arriverait par la suite, après que Kinshasa politique n’ait toujours pas bien saisi et compris la portée de la politique d’autruche pratiquée par la Communauté internationale. Mais que Le Quotidien épingle souvent et chaque jour !
En effet, dans l’une de ses vielles éditions de juillet 2024, Le Quotidien éditait ceci en titre de son éditorial : « Les condamnation, et après ? ». Votre journal se limitait à des conjectures sur l’attitude de cette même Communauté internationale après que les Experts du Système des Nations Unies aient, carte sur table, brandi un Rapport clair, « Rapport Mapping » qui retraçait les velléités belliqueuses qu’orchestrent les président rwandais et ougandais sur le sol congolais.
Le Journal précisait notamment, nous citons : « lors de sa 49ème session, le Conseil de sécurité des Nations Unies a pris une résolution condamnant le Rwanda et l’Ouganda pour leur rôle avéré et leur soutien aux rebelles du M23 qui sont entrain de vassaliser la partie Est de la République Démocratique du Congo. Cette condamnation intervient deux jours après le Rapport des experts de l’ONU mandatés par le même Conseil de sécurité des Nations Unies. D’aucuns auront salué cette condamnation. Oui, certes. Mais cependant, une question me taraude l’esprit : à quoi aura servi cette condamnation si les Nations Unies ne prennent pas à cœur le désastre, les tueries et le génocide qui s’opèrent sur le territoire congolais par des armées étrangères sur le territoire congolais ? Une anguille sous roche que les Congolais s’en souviendront aussi longtemps qu’aura duré cette agression, soutenue aussi par des lobbies d’intérêts économico-financiers ».
Ainsi, se fourvoyer inutilement au lieu de faire la guerre pour mâter cette agression, dès lors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Etats Unis et l’Union européenne ne se limitent qu’à des condamnations et des sanctions à l’emporte-pièce contre certaines personnalités des mouvements rebelles, sans cibler personnellement Kagame et Museveni et leurs acolytes de façon urgente, draconienne et coercitive, les vrais agresseurs de la RDC, il ne faut pas un dessin pour comprendre qu’ils cacheraient bien des joujoux dans leurs placards. Et qu’ils ne veulent pas brandir au peuple congolais !
Des condamnations, il y en a eu certes ! Il y en aura aussi ; certes. Mais dirigées contre qui ? Contre ceux qui ne pèsent pas ? Ceux qui se le coulent encore douce malgré leur condamnation ?
Alors là, il faut être myope pour ne pas voir que la Communauté internationale sait bien jouer son jeu pour courir derrière du menu fretin. Rien que du menu fretin.
Willy Kilapi
