Réunie vendredi 30 octobre à Kinshasa, la Chambre américaine de commerce en RDC (AmCham RDC) a présenté à ses membres le bilan de sa nouvelle équipe dirigeante. Le Gouvernement congolais a saisi cette occasion pour rassurer les investisseurs américains et les encourager à consolider leur présence dans une économie en pleine mutation.
La Chambre américaine de commerce en République démocratique du Congo (AmCham RDC) a organisé, vendredi 30 octobre 2026, une rencontre d’affaires réunissant ses membres autour des réformes économiques et des perspectives d’investissement dans le pays.
Installée au printemps 2026, la nouvelle équipe dirigeante a présenté ses premières réalisations ainsi que les initiatives engagées pour améliorer le dialogue entre les entreprises américaines et les autorités congolaises. Les échanges ont notamment porté sur les contraintes administratives, la prévisibilité réglementaire et les conditions d’exercice des activités économiques.
Représentant le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, le professeur Daniel Mukoko Samba, son Conseiller chargé de la coopération économique, Nico Minga, a réaffirmé la détermination du Gouvernement à poursuivre les réformes destinées à améliorer le climat des affaires.
Il a encouragé les entreprises américaines à consolider leurs investissements et à saisir les possibilités offertes par le marché congolais, particulièrement dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’agro-industrie, de la logistique et de la transformation industrielle.
Le Congo se modernise et le coût d’accès sera bientôt très élevé.
Derrière cette affirmation se trouve un raisonnement économique : les entreprises qui s’implantent tôt peuvent bénéficier d’un meilleur accès aux opportunités, établir des partenariats durables et acquérir une connaissance du marché que leurs concurrents devront développer plus tard, parfois à un coût nettement supérieur.
Le Gouvernement poursuit plusieurs réformes destinées à moderniser l’environnement économique. Celle de la fiscalité directe, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, a notamment introduit l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des personnes physiques. La formalisation de l’économie, la modernisation des guichets uniques et la numérisation des procédures administratives figurent également parmi les chantiers engagés.
Pour les investisseurs, la crédibilité de ces réformes dépendra toutefois de leurs résultats concrets : stabilité des règles, réduction des délais administratifs, sécurité juridique et amélioration des infrastructures.
Cette rencontre intervient également dans le prolongement du partenariat stratégique conclu entre Kinshasa et Washington le 4 décembre 2025.
Cet accord ouvre de nouvelles possibilités de coopération dans les domaines des minerais critiques, de l’énergie et des infrastructures. Leur concrétisation exige désormais des projets économiquement viables, des financements mobilisables et des engagements vérifiables.
Avec plus de 110 millions d’habitants, d’importantes ressources naturelles et des besoins considérables en équipements et en services, la RDC offre de réelles perspectives aux entreprises disposées à investir sur le long terme.
Le message adressé aux membres de l’AmCham RDC est clair : attendre que toutes les conditions soient réunies pourrait signifier entrer demain sur un marché plus concurrentiel et plus coûteux.
Pour Kinshasa, l’heure est désormais à la concrétisation des ambitions diplomatiques en investissements productifs.
Quant aux entreprises américaines, il leur appartient de transformer les possibilités offertes par le partenariat bilatéral en décisions d’investissement concrètes, avant que la concurrence ne rende leur accès au marché congolais plus difficile et plus onéreux.
Nico Minga
