Un débat houleux fait rage dans notre corporation. Il oppose deux conceptions du métier, deux visions de la République.
D’un côté, il y a nous, les journalistes patriotes. Nous avons fait un choix clair : défendre la patrie agressée par le Rwanda.
De l’autre côté, il y a ceux qui se réfugient derrière un fétichisme catéchétique du journalisme pour prôner une prétendue neutralité. Une neutralité de façade, une neutralité de confort, une neutralité qui, en temps de guerre, devient une trahison déguisée.
Rappelons une vérité fondamentale : le journaliste est avant tout un citoyen. Avant d’être journaliste, il est Congolais. Et quand son pays est attaqué par un pays voisin, il a l’obligation morale, citoyenne et historique de défendre les institutions légalement établies de son pays.
On ne peut pas être neutre entre l’agresseur et l’agressé. On ne peut pas être neutre entre celui qui tue à Goma, à Bukavu, à Beni, et celui qui se défend pour protéger sa terre, ses enfants, sa souveraineté. La neutralité, dans ce contexte, n’est pas du professionnalisme. C’est de la complicité.
C’est pourquoi j’encourage vivement la nouvelle Association des Journalistes Patriotes qui se range résolument derrière les autorités de la République Démocratique du Congo dans cette guerre d’agression que nous impose le Rwanda. Cette association n’est pas une invention de circonstance. Elle est une réponse d’honneur face à l’histoire.
Être journaliste patriote ne signifie pas être propagandiste. Que les choses soient claires : nous ne sommes pas là pour mentir, pour inventer des victoires ou pour crier des slogans. Nous sommes là pour soutenir notre pays avec des faits vérifiés, des sources crédibles et une plume responsable.
En temps de guerre, moi, comme journaliste, j’apporte mon soutien aux autorités du pays, sans pour autant renoncer à la vérité. C’est cela le vrai patriotisme : défendre la Nation sans trahir l’éthique.
La liberté de la presse n’a jamais signifié la liberté de trahir son pays. La liberté de la presse, c’est la liberté de servir la vérité au service de la Nation.
Le Congo nous regarde. L’histoire nous jugera. Et elle retiendra qui a défendu la patrie quand elle saignait, et qui s’est caché derrière la neutralité pour ne pas se mouiller.
Nous, nous avons choisi notre camp. Le camp du Congo.
Martin Mudimbi Kapenga, Journaliste patriote
