A Durban : Aimé Boji expose clairement les faits sur la crise à l’Est et l’engagement de la RDC pour une paix durable

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En marge de la réunion du Comité exécutif du Forum parlementaire de la SADC, qui s’est ouvert à Durban en Afrique du Sud, le Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, l’honorable Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a livré une intervention de haute portée politique et diplomatique.

Arrivé ce même jour à Durban, le Speaker congolais a replacé au cœur des discussions la quête de paix dans l’Est de la RDC, rappelant que le pays demeure engagé dans plusieurs processus diplomatiques majeurs destinés à mettre fin à une guerre qui consume le peuple congolais depuis des décennies.

Clarification ferme sur les causes réelles de l’insécurité

S’exprimant devant ses pairs parlementaires de la SADC, Aimé Boji a tenu à clarifier un point fondamental concernant l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda.

Il a notamment réagi au paragraphe 6.6.1.1 du rapport présenté au Comité Exécutif qui suggère que les FDLR et le M23 auraient conjointement déstabilisé le Rwanda et l’Est de la RDC. Cette lecture, a-t-il rappelé, ne correspond nullement à la réalité des faits.

« Il n’y a eu aucune incursion ni action armée des FDLR sur le sol rwandais depuis plusieurs décennies. Les quelques centaines de miliciens encore actifs opèrent exclusivement en République démocratique du Congo, et contre ses intérêts. Les FDLR servent aujourd’hui de prétexte pour justifier les agressions contre notre pays, tandis que le M23 est utilisé comme un véritable cheval de Troie »,_ a déclaré le Président de l’Assemblée nationale.

Tout en reconnaissant que les FDLR constituent une force négative à démanteler, conformément à l’Accord, Aimé Boji a demandé avec insistance que les documents officiels reflètent fidèlement la réalité des faits.

Le Président Boji a rappelé que l’accord de Washington s’inscrit dans la continuité des processus de Nairobi et de Luanda, fruit de l’implication personnelle du Président angolais João Lourenço.

En parallèle, les pourparlers de Doha, engagés entre le Gouvernement congolais et le M23, ont abouti le 15 novembre dernier à la signature d’un Accord-Cadre, première étape vers un accord global visant la paix, la stabilité et la restauration de l’intégrité territoriale de la RDC.

Malgré ces progrès, les tensions demeurent fortes, notamment du fait de violations graves des droits humains dans les zones actuellement occupées par les forces armées rwandaises et leurs supplétifs du M23, a-t-il martelé.

La diplomatie parlementaire au service de la paix

L’intervention de l’Honorable Aimé Boji s’inscrit pleinement dans la dynamique de la réactivation de la diplomatie parlementaire, un pilier désormais central de l’action du Parlement congolais.

Cette diplomatie proactive vise à soutenir les efforts du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, engagé depuis son accession au pouvoir dans un combat sans relâche en vue de mettre fin de manière définitive à cette guerre longue de plusieurs décennies.

En portant la voix de la RDC dans les instances régionales, le Président de l’Assemblée nationale contribue à rétablir la vérité, à renforcer la solidarité continentale et à mobiliser les partenaires de la SADC autour de l’exigence de paix et de justice.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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