Alerte sanitaire sur l’insecticide “Sniper” : une interpellation pour renforcer la protection de la santé publique

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La question de la sécurité des produits chimiques commercialisés sur le marché national revient au centre du débat public. L’honorable Christelle Vuanga a récemment saisi le Ministère de la Santé Publique à travers une question écrite portant sur la commercialisation et l’utilisation de l’insecticide communément appelé « Sniper », un produit contenant du dichlorvos, une substance réputée pour sa forte toxicité.

Dans sa démarche parlementaire, l’élue nationale exprime ses préoccupations face aux risques que représenterait ce produit pour la santé humaine et l’environnement. Le dichlorvos, composant actif de cet insecticide, est reconnu pour ses effets nocifs en cas d’exposition prolongée ou d’usage inapproprié. L’inhalation, le contact direct ou l’ingestion accidentelle peuvent provoquer des intoxications graves, suscitant ainsi l’inquiétude des professionnels de santé et des défenseurs de la santé publique.

Selon les informations évoquées dans son intervention, ce produit fait l’objet de restrictions sévères, voire d’interdictions, dans plusieurs pays en raison des dangers qu’il présente. Malgré cela, il continuerait à circuler sur certains marchés, exposant les populations à des risques évitables. Cette situation soulève des interrogations sur les mécanismes de contrôle, de régulation et de surveillance des produits chimiques mis en vente.

À travers son initiative, l’honorable Christelle Vuanga appelle à un encadrement plus rigoureux de la commercialisation de ce type de substances. Elle plaide pour un renforcement des contrôles aux frontières et sur les marchés, ainsi que pour une évaluation approfondie de la conformité des produits distribués. L’objectif est d’éviter que des produits potentiellement dangereux ne soient librement accessibles, notamment aux ménages qui les utilisent parfois sans connaissance suffisante des précautions d’emploi.

Au-delà de l’aspect réglementaire, la question de la sensibilisation du public est également mise en avant. Une meilleure information des consommateurs sur les risques liés à certains insecticides et sur les alternatives plus sûres pourrait contribuer à réduire les cas d’intoxication. Les autorités sanitaires sont ainsi invitées à intensifier les campagnes d’éducation et à collaborer avec les services compétents pour assurer une protection optimale de la population.

Cette interpellation parlementaire remet en lumière la nécessité d’une vigilance permanente en matière de santé publique. La protection de la vie et de la santé des citoyens demeure une priorité qui exige une action concertée entre les institutions, les services techniques et la société civile.

En soulevant cette problématique, l’honorable Christelle Vuanga engage un débat essentiel sur la responsabilité collective face aux risques sanitaires liés aux produits chimiques. Une réponse claire des autorités compétentes et des mesures adaptées pourraient contribuer à rassurer l’opinion et à renforcer la sécurité sanitaire au bénéfice de tous.

 

Corinne Ontande

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