
La 46e session ordinaire du conseil exécutif de l’UA, qui s’est ouverte, mercredi 12 février dernier, s’est distinguée par le démarrage du processus électoral pour renouveler les postes de commissaires de l’organisation panafricaine ainsi que la composition du Conseil de paix et de sécurité (CPS), l’équivalent du conseil de sécurité au niveau continental. Dans ce sens, Alger a mené une compagne de lobbying agressif auprès des pays africains pour revenir au sein de cet organe décisionnel qu’il a dominé de 2003 à 2021.
Malheureusement, son candidat a échoué à réunir les voix nécessaires pour se faire élire, soit les deux tiers, lors de ce vote à bulletin secret. Un nouveau scrutin aura lieu dans un mois, comme le stipulent les règlements de l’UA. Sauf que ce résultat n’a pas beaucoup plu au ministre des affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, qui a décidé de quitter la capitale de l’Ethiopie le jour même.
Au lieu de privilégier la coopération interafricaine et les partenariats gagnant-gagnant, et effrayée surtout par le risque d’une nouvelle désillusion, l’Algérie a renoué avec la politique de la “valise”. En effet, depuis l’arrivée du président algérien à Addis-Abeba, le jour suivant, un activisme accru par la délégation algérienne a été constaté pour détourner un scrutin, qui constitue pourtant un exercice diplomatique normal.