Bien que la Monusco ait plusieurs œuvres en Ituri, elle doit intervenir militairement lors des attaques contre les civils

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Dans la province de l’Ituri, la Monusco a contribué au renforcement de l’administration et une capitation des plusieurs couches de la société. Ces efforts de la mission Onusienne ne sont pas à démontrer, car les différents secteurs ont bénéficié de l’aide de cette mission malgré qu’elle est restée passive sur le plan d’intervention miliaire.

Cette affirmation de la société civile à travers son Coordinateur intérimaire, Jean-Marie Ezabe, au cours d’un entretien avec notre rédaction à Bunia.

D’après Me Ezabe, la Monusco est présente dans plusieurs actions sociales favorisant une élévation du niveau de plusieurs secteurs vitaux.

 » Nous saluons les multiples travaux de la réforme de l’administration dans notre province, même si tout n’est pas complet. Le renforcement des capacités des agents de la police, de l’armée à plusieurs reprises, la construction des bâtiments administratifs, la dotation et l’équipement des bureaux de certains services publics sont parmi les bonnes actions à l’actif de la Monusco », a-t-il déclaré.

Sur le plan sécuritaire, les interventions temporaires ont été effectuées par la Monusco pendant les attaques des rebelles surtout dans le territoire de Djugu quand CODECO massacrait les gens, on pouvait constater les interventions à temps de la Monusco pour transporter les blessés, les assister avec les médicaments, les placer dans les hôpitaux…

Nécessité d’une mise en jeu des engins de guerre pour neutraliser les rebelles

Au-delà des efforts sociaux de la Monusco dans l’Ituri, le défi sécuritaire est un élément qui continue à discréditer ses efforts, dans ce sens que la Monusco ne met pas son arsenal militaire pour combattre les différents groupes rebelles :

 » Nous pensons qu’au-delà des multiples efforts fournis par la Monusco sur le plan administratif et sanitaire, elle devrait plus aller dans le cadre de sa mission de stabilisation en République démocratique République. Si la Monusco bien qu’elle ne peut pas travailler pour le compte du gouvernement Congolais parvenait à le faire, cela ne lui donne aucune excuse de ne pas intervenir militairement sur les lignes de front. Nous savons ce à quoi la Monusco est responsable, si la Monusco ne peut pas appuyer le gouvernement Congolais en mettant en avant ses moyens de guerre, alors elle n’aurait pas sa raison d’être », poursuit notre interlocuteur.

Malgré ces multiples efforts fournis, la société civile accuse toutefois la mission Onusienne de ne pas mettre en œuvres son arsenal militaire pour combattre aux côtés des forces conjointes FARDC-UPDF et appelle la Monusco à intervenir militairement contre les attaques récurrentes des groupes armés dans l’Ituri, sinon, il semble inopportun que la Monusco demeure dans sa casquette d’actions sociales, car elle est une mission pouvant imposer la paix dans la zone selon sa mission, a conclu Jean-Marie Ezabe.

Maki Barack Patrick depuis Bunia

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