Bukavu sous le choc : Une jeune fille tuée par balle à Panzi

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À Panzi dans la commune d’Ibanda à Bukavu, un coup de feu a brisé une vie et réveillé une peur enfouie. L’assassinat brutal de Solange, ce lundi soir, plonge un quartier entier dans la stupeur et relance la question de la sécurité dans Ibanda.

Le quartier Panzi, habituellement bruyant à la tombée du jour, a basculé dans l’horreur ce lundi 24 novembre 2025. Vers 19h30, des inconnus armés ont ouvert le feu sur une jeune fille répondant au nom de Solange, alors qu’elle marchait sur l’avenue Mulume Munene, près de l’antenne. Une scène courte mais d’une violence inouïe, laissant un silence glaçant derrière elle.

 

Selon plusieurs témoins, tout s’est déroulé en quelques secondes. « On a entendu trois détonations, puis un cri », raconte un habitant encore sous le choc. La victime, atteinte mortellement, s’est effondrée avant même que quiconque n’ait pu intervenir. « Je n’avais jamais vu une telle brutalité, même dans nos pires nuits », ajoute une voisine en larmes.

 

La panique s’est immédiatement propagée dans les ruelles de Panzi. Un commerçant qui fermait sa boutique confie : « Les gens ont commencé à courir. On ne savait pas d’où venaient les tirs ni si les assaillants étaient encore là. » D’autres affirment avoir aperçu deux individus s’enfuir à moto, sans qu’il ne soit possible de les identifier.

 

La famille de Solange, dévastée, peine à trouver les mots. « Elle rentrait simplement à la maison. Elle ne méritait pas ça », murmure un proche, la voix brisée. L’émotion est vive, la colère aussi : « Combien de jeunes devons-nous encore perdre avant que les autorités n’agissent réellement ? », lance un voisin indigné.

 

Murhula Machumbiko, président du Noyau communal d’Ibanda au sein de la Société civile Forces Vives, a adressé un message de compassion et d’indignation. Il déplore « un acte odieux qui endeuille une fois de plus notre communauté ». Pour lui, cette attaque « rappelle l’urgence d’un renforcement effectif de la sécurité dans les zones urbaines ».

À Panzi, l’heure est désormais au recueillement. Mais derrière les pleurs, un sentiment de trop connu refait surface : celui d’une population livrée à elle-même face à une criminalité qui frappe au hasard. Le décès tragique de Solange devient un nouveau symbole d’une insécurité persistante que les habitants n’acceptent plus.

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