
La différence entre le football et l’athlétisme, c’est qu’un faux départ ne signifie pas la fin de la course. C’est sans doute ce que s’est dit Brian Ssenyondo, le sélectionneur ougandais, en se présentant en conférence de presse après la lourde défaite 5-0 de son équipe face au Maroc. Un revers cinglant que le patron des Cubs semble avoir déjà assimilé : “Il n’est jamais facile d’affronter le pays hôte, surtout quand il s’appelle le Maroc et qu’il nous devance largement au classement FIFA.”
Si ce constat met en lumière l’ampleur du défi pour l’Ouganda, il représente aussi une opportunité d’apprentissage avant un rendez-vous crucial contre un adversaire familier : la Tanzanie. “J’ai l’intime conviction que nous allons nous ressaisir. Je connais mon équipe et je sais de quoi elle est capable. On va se rattraper. Je vais laisser aux garçons cette nuit pour digérer cette défaite, puis dès demain, on repart au travail.” Une déclaration empreinte de détermination, signe que Ssenyondo refuse de se laisser abattre.
En réalité, les Cubs ne sont pas venus au Maroc pour faire de la figuration. Leur objectif est clair : décrocher leur billet pour la Coupe du Monde et inscrire leur nom dans l’histoire du football ougandais. Le sélectionneur en est convaincu, ce groupe a du caractère et saura rebondir : “Malgré cette défaite, les garçons ne sont pas découragés, au contraire, ils veulent marquer l’histoire du pays. Nous savons désormais que nous n’aurons pas une seconde chance, et c’est au pied du mur que les champions se relèvent et se révèlent.”
Face à la Tanzanie, l’Ouganda jouera bien plus qu’un simple match. Il s’agira d’une bataille pour la survie dans cette CAN U-17, mais aussi d’une occasion pour cette jeune génération de prouver qu’elle a l’étoffe des grandes équipes.