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Il est essentiel que tout gouvernement d’un pays pauvre concentre ses politiques sur l’éradication de la pauvreté, en faisant de cette cause une priorité absolue et en rendant régulièrement des comptes sur les progrès réalisés.

Il ne fait aucun doute que l’actualité est dominée par le processus électoral. Cependant, le silence des autorités sur la question est révélateur de leur indifférence et mérite une attention particulière. Voici au moins 10 raisons pour lesquelles le Cameroun devrait se joindre à la Communauté internationale afin de montrer à sa population les efforts déployés pour la sortir du piège de la misère.

1. Le Cameroun a officiellement accédé à l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) de la Banque mondiale en 2005, mais depuis lors, la réduction de la pauvreté dans le pays n’a cessé de stagner.

2. D’après la 5ème Enquête camerounaise auprès des ménages (ECam5), dont l’Institut national de la statistique (INS) a publié les résultats le 24 avril 2024, près de 10 millions de personnes, , .

3. La é, atrophiée par les détournements endémiques et la soumission de l’Etat à des intérêts privés, ’é .

4. Le pays est pourtant , mais è -é .

5. L’urbanisation n’est plus un moteur de réduction de la pauvreté et à , .

6. Les conflits et les chocs climatiques sapent les maigres efforts de lutte contre la pauvreté.

7. Fin 2024, la dette publique a atteint 43,4 % du PIB, contre 42,3 en 2023, et le ratio du service de la dette publique extérieure par rapport aux exportations a atteint 17,2% en 2024, soit un seuil supérieur à celui de 10% fixé par le FMI. En 2024, le service de la dette s’est élevé à 1 378,1 milliards de francs CFA, dont 68,4 % ont été consacrés à la dette extérieure.

8. La croissance moyenne de 2021 à 2024 n’a été que de 3,4 %, soit çà ‘ , % é é é ().

9. Selon la Banque mondiale, la richesse nationale par habitant, d’après la Banque mondiale, a diminué de 11 % entre 1995 et 2020. En 2025, près de 40 FCFA sur 100 FCFA collectés par l’État sont consacrés au service de la dette.

10. Le taux de pauvreté est de 56,3% en zone rurale et de 21,6% en milieu urbain. La différence de niveau de vie en termes d’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, à la sécurité, à l’alimentation, à l’éducation, aux télécommunications, aux transports, etc., est abyssale entre la ville et la campagne.

Face à un tel constat, comment expliquer que la pauvreté ne soit pas déclarée une urgence nationale au Cameroun et que le bilan des dirigeants, nationaux ou locaux, ne soit pas prioritairement mesuré à l’aune des progrès réalisés vis-à-vis de cet indicateur fondamental ?

Le silence du gouvernement en la matière confirme une chose : il plaide coupable de non-assistance à sa population en danger d’appauvrissement continu!

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