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Cobalt : le n°1 mondial CMOC obtient en RDC un quota d’exportation de 6500 t pour fin 2025

Cobalt : le n°1 mondial CMOC obtient en RDC un quota d’exportation de 6500 t pour fin 2025

1er producteur mondial de cobalt depuis 2023, CMOC tire exclusivement sa production de la République démocratique du Congo, à partir des mines Kisanfu et Tenke-Fungurume. En 2024, le groupe a déclaré une production totale d’environ 114 200 tonnes.

CMOC, le premier producteur mondial de cobalt, a obtenu un quota d’exportation global de 6500 tonnes pour le reste de l’année 2025 en RDC, selon un communiqué de l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques cité le samedi 11 octobre par la presse locale. à quelques jours de la levée annoncée de l’embargo sur les exportations de ce métal dans le pays.

En vigueur depuis février 2025, la suspension des exportations de cobalt a été décrétée par les autorités congolaises dans un contexte de baisse des prix du métal, sur fond d’offre excédentaire. Prévue pour prendre fin le mercredi 15 octobre, cette mesure sera remplacée dès le jeudi 16 par un système de quotas fixés aux producteurs, au prorata de leurs volumes exportés entre 2022 et 2024.

Le quota attribué à CMOC est issu du cumul des quotas spécifiques des deux mines qu’il exploite dans le pays d’Afrique centrale, en l’occurrence Kisanfu (4250 tonnes) et Tenke Fungurume (2250 t). Pour l’heure, le groupe, qui compte parmi ses principaux actionnaires le producteur chinois de batteries CATL, n’a pas encore officiellement réagi à cette annonce.

Malgré la suspension des exportations, CMOC a maintenu la production de cobalt en RD Congo, avec un volume de 61 073 tonnes extrait au premier semestre 2025. À titre de comparaison, le quota d’exportation de 6500 t annoncé ne représente qu’environ 10 % de ce volume de production. Pour l’ensemble de l’année, le groupe anticipe une production comprise entre 100 000 et 120 000 tonnes de cobalt pour 2025.

En attendant d’éventuelles mises à jour de sa part, rappelons que IXM, sa division chargée du négoce des métaux, a déclaré un cas de force majeure sur ses contrats de vente de cobalt depuis fin juin. Par ailleurs, il faut souligner que le quota national pour la période considérée est de 18 125 tonnes. Outre CMOC, ce chiffre inclut aussi le quota du suisse Glencore qui s’est vu octroyer 3925 tonnes avec ses mines Kamoto et Mutanda. ERG, autre acteur important, obtient quant à lui 2125 t pour sa mine Metalkol.

L’ARECOMS se réserve, apprend-on, le droit de retirer les quotas aux opérateurs en cas de non-respect par ces derniers des nouvelles réglementations annoncées. En prélude à la mise en place de ce système, notons que le prix du cobalt a déjà crû de plus de 100 % depuis le début de l’embargo. Il se négociait le dimanche 12 octobre à 42 725 USD la tonne sur la bourse des métaux de Londres, contre 21 000 USD la tonne fin février.

Aurel Sèdjro Houenou

 

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