Conférence à l’Université Panafricaine: Crispin Kabasele Tshimanga tacle les ingérences étrangères des pays à volupté politique et économique osée

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Sous une journée pluvieuse de ce jeudi 29 janvier, à Kinshasa, le Président de l’Union des Démocrates Socialistes, Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kalubi, qui avait à ses côtés le PCA de l’université Panafricaine au Congo ainsi que l’Ambassadeur de la République Islamique d’Iran en RDC, a envoyé des diatribes et des flèches empoisonnées en direction des pays dont l’ingérence dans les affaires internes d’autres Nations, semble être désormais leur dada quotidien. Des Nations à volupté politique et économique osée. Il ne met pas de gants dans son adresse devant étudiants et invités pleins dans la salle des conférences de cette Institution Universitaire.

Kabasele est franc dans ses mots articulés avec sa verve oratoire politique lui reconnu.. Son adresse, reproduite ici on extenso, en dit long. La suite ? Vous serez servis…

Willy KILAPI

 

DESTABILISATION DE L’IRAN PAR LES ETATS-UNIS, UN VERITABLE CAS D’INGERENCE ETRANGERE

 

Par Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI

Président National de l’Union des Démocrates Socialistes

Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo

A la lumière des récents événements regrettables du Venezuela et des menaces américaines contre la Colombie, le Cuba, le Nicaragua et la République Islamique d’Iran qui risquent de plonger notre planète dans la barbarie et la sauvagerie d’antan, le sort de l’ordre international mis en place le 26 Juin 1945 à San Francisco (Etats-Unis d’Amérique) après la Deuxième Guerre Mondiale semble remis en cause.

L’ignoble enlèvement du Président Constitutionnel de la République Bolivarienne du Venezuela, Monsieur Nicolas Maduro Moros, et de son épouse, Madame Cilia Flores, le 3 Janvier 2026 dernier, 36 ans après le kidnapping malheureux d’un autre Président latino-américain, le Général Manuela Noriega du Panama, dans les mêmes circonstances, a violé la Charte des Nations-Unies et le droit international, fondements de la stabilité mondiale.

Un pas en arrière. En juin 2025, l’Etat sioniste d’Israël s’est illustré, à son tour, par l’attaque de la République Islamique d’Iran donnant ainsi lieu à la « Guerre de 12 jours », avec l’autorisation et l’appui des Etats-Unis d’Amérique qui ont même bombardé des sites nucléaires iraniens.

De décembre 1989 avec l’invasion du Panama à ce jour, les Etats-Unis d’Amérique ont violé, à plusieurs reprises, la Charte des Nations-Unies et le droit international. Sans aucune réaction de l’ONU. Des cas de la Guerre du Golfe, de l’expédition américaine en Afghanistan, de la Libye,… sont des exemples de la folie des autorités américaines, toutes tendances confondues, de ne pas œuvrer en faveur de la paix et de la sécurité internationales.

Tout récemment, en ce début de janvier 2026, les Etats-Unis d’Amérique ont mené, avec le concours d’Israël, de la Grande-Bretagne et d’autres alliés, une opération de déstabilisation de la République Islamique d’Iran dans le but de renverser le pouvoir iranien. Cette action de déstabilisation est un véritable cas d’école en matière d’ingérence étrangère.

L’ingérence étrangère se définit comme une activité secrète, trompeuse ou coercitive menée par un Etat étranger pour influencer indûment un autre Etat, ses institutions, sa population, ses processus démocratiques au détriment de ses intérêts nationaux pour porter atteinte à la sécurité nationale, la souveraineté, la cohésion sociale ou la prospérité.

Dans le cas des « manifestations » du début de janvier 2026, la République Islamique d’Iran a été effectivement l’objet d’une grande conspiration étrangère marquée par une nuisible campagne de désinformation. Les Américains ont menti le monde entier sur toute la ligne en prétextant que les citoyens Iraniens manifestaient à cause de la vie chère oubliant que la détérioration de la situation est consécutive à des sanctions inhumaines et illégales décrétées par les Américains eux-mêmes à l’égard du régime iranien depuis la Révolution Islamique. Le comportement des Américains ressemblerait à l’hôpital qui se fout de la charité.

L’administration américaine a recruté des mercenaires et des terroristes étrangers ainsi que des opposants iraniens qui ont été infiltrés dans le pays pour fomenter des troubles et déclencher des émeutes.

Ces agents à la solde des Américains ont été présentés à la face du monde comme de « paisibles citoyens » ou de « pacifiques manifestants ». Drôles des manifestants qui étaient munis malheureusement des armes et qui s’en étaient froidement pris aux forces de sécurité. Ces « agents » des Américains avaient massacré beaucoup d’éléments des forces iraniennes de sécurité. Leur chef de bande, Donald Trump l’Américain, avait même eu l’outrecuidance de menacer des représailles les dirigeants iraniens.

Des financements avaient été également accordés aux « agents » opérant sur le terrain en Iran. Comble d’ingérence, ces derniers avaient été pourvus des moyens de télécommunications sophistiqués clandestinement introduits en Iran. Les « parrains » américains avaient aussi engagé la presse et certaines ONGs pour relayer des contre-vérités et brouiller des messages des autorités iraniennes.

Les terroristes avaient été recrutés à l’étranger et infiltrés à partir du Pakistan, de l’Irak, de l’Azerbaïdjan et des Emirats Arabes Unis.

Tous les ingrédients utilisés en vue de réussir cette maléfique opération d’ingérence étaient hélas réunis. Dans ce sens que les objectifs étaient de porter atteinte à la sécurité iranienne en s’attaquant violemment aux forces iraniennes de sécurité, en incendiant des édifices publics, en créant le désordre et en portant un coup à l’économie nationale.

L’ingérence américaine, donc l’ingérence étrangère, interdite par la Charte des Nations-Unies constitue une violation flagrante du principe sacro-saint de non-ingérence qui préserve la souveraineté des Etats. L’ingérence, faut-il le rappeler, n’a aucun fondement en droit international.

Car, le droit international en tant qu’ensemble de règles qui régissent les relations entre Etats et les rapports entre privés, a pour buts le maintien de la paix, de la sécurité et de la coopération du fait qu’il s’appuie sur des traités, des conventions, des coutumes internationales et des principes généraux du droit.

L’ensemble des actes d’agression posés par les Américains avec le soutien de l’Israël, de la Grande-Bretagne et d’autres alliés contre la République Islamique d’Iran n’a pas été conforme aux pertinentes dispositions de la Charte des Nations-Unis ni à l’arsenal du droit international.

La volonté de Dieu étant insondable, cette opération de déstabilisation a été admirablement déjouée. Le patriotisme du peuple iranien a triomphé de ses adversaires. Le bilan positif de la Révolution Islamique a parlé de lui-même en faveur du régime iranien. Car, la gouvernance précédente de la dynastie des Pahlavi portée à bout des bras par les Etats-Unis d’Amérique avait été une catastrophe et anti-peuple.

En plus du soutien populaire interne, la République Islamique d’Iran a compté sur des Etats amis comme la Russie et la Chine. Grâce à leur coopération, le réseau Starlink a été mis hors d’état de nuire. D’ailleurs, la paralysie de Starlink a fait capoter tout le plan de Trump et a permis le démantèlement des réseaux terroristes.

Au regard des actes odieux commis par les Etats-Unis d’Amérique et alliés en Iran, il y a lieu de militer désormais en faveur de l’avènement du nouvel ordre mondial multipolaire en lieu et place de l’unipolarité actuelle pilotée par les Américains, synonyme du désordre mondial. Cette unipolarité c’est aussi le retour à la barbarie, à la sauvagerie, à la loi de la jungle. Personne n’en veut.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 27 Janvier 2026.

Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI

Président National de l’Union des Démocrates Socialistes

Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo

 

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