Congo/Sénégal : Bassirou Diomaye Faye et Denis Sassou N’Guesso scellent une alliance entre histoire et pragmatisme économique

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Le président sénégalais a regagné son pays, le 03 février au terme d’une visite officielle de 48 heures à Brazzaville. Avant de quitter la capitale congolaise, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage au passé commun des deux nations, au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue congolais Denis Sassou-N’Guesso.

Au cours de cette conférence de presse, les deux chefs d’Etat ont dessiné les contours d’une coopération renouvelée. Du pétrole à l’agriculture, en passant par la formation, l’axe Dakar-Brazzaville se veut désormais, le moteur d’un panafricanisme de résultats.

L’heure de passer à l’action concrète.

Le Congo et le Sénégal ont signé en 2018, un accord de coopération culturelle que les chefs d’Etat ont décidé d’appliquer, huit ans après. Selon le président Diomaye Faye, un monument dédié au Sergent Malamine serait prochainement érigé dans l’enceinte du Mémorial Pierre Sabvorgnan De Brazza, à Brazzaville.

« Nous devons enseigner cette histoire aux générations actuelles et futures pour consolider nos relations », a déclaré le président sénégalais, soulignant que le socle culturel est le préalable indispensable à toute réussite économique.

Sans état d’âme, les deux chefs d’État ont dressé un constat lucide de la coopération économique entre leurs deux pays : les échanges commerciaux ne sont pas encore à la hauteur de la « convivialité» entre le Congo et le Sénégal Pour y remédier, ils ont identifiés des secteurs stratégiques

C’est ainsi que, nouveau venu dans le cercle des pays producteurs de pétrole, le Sénégal entend profiter de l’expérience du Congo dans ce domaine, notamment, dans le domaine de la formation de techniciens et d’ingénieurs miniers.

Cette formation est au cœur des priorités comme l’est l’agriculture et Élevage. Le Président Denis Sassou-N’Guesso a, en effet, salué l’expérience sénégalaise dans ce domaine, avec l’entreprise SEDIMA qui a, du reste, souhaité s’installer au Congo. Ce modèle peut être dupliqué au Congo pour mettre fin aux importations de « poulets surgelés sans valeur nutritive », a expliqué le président congolais.

La formation, « l’avenir du continent »

Pour Denis Sassou-N’Guesso, le renforcement de la coopération entre son pays et le Sénégal passe impérativement par la formation de la jeunesse. Il a, notamment, insisté sur la formation médicale, à l’heure où le Congo est en train de construire une douzaine d’hôpitaux généraux. Le Sénégal, reconnu pour la qualité de son enseignement supérieur en santé, est appelé à former des futurs médecins congolais, généralistes comme spécialistes, a-t-il ajouté.

Les deux dirigeants ont aussi plaidé pour la promotion du panafricanisme. Ainsi, ont-ils lancé un vibrant appel à la mobilisation du continent. « Il faut que l’Afrique se mette debout dans ce monde sévère qui se restructure », a martelé Denis Sassou-N’Guesso que le sénégalais a appelé « Doyen ». Le chef de l’Etat congolais s’est réjoui de voir une nouvelle génération de leaders, comme le président Diomaye Faye, reprendre le flambeau du panafricanisme.

Dakar et Brazzaville ne se contentent plus de se souvenir, elles projettent désormais leur destin commun dans une Grande Commission Mixte qui s’annonce décisive pour l’intégration régionale.

 

Pas Roch Bouka, correspondant à Brazzaville

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