Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : la société civile du Sud-Kivu plaide pour un dialogue inclusif et cohérent
Face à la persistance des violences armées dans l’Est de la République démocratique du Congo, la société civile du Sud-Kivu hausse le ton et appelle à un sursaut collectif. Dans un contexte marqué par l’insécurité chronique, les déplacements massifs des populations et l’effritement du tissu social, les acteurs de la société civile estiment que le pays ne peut plus se permettre des démarches fragmentées et inefficaces.
S’exprimant au nom du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, son rapporteur adjoint, Maurice Mirindi, exhorte les parties en conflit à dépasser leurs divergences pour s’accorder autour d’un processus de paix véritablement structuré. Selon lui, la clé d’une sortie durable de crise réside dans un dialogue interne solide, inclusif et sincère, capable de rassembler toutes les sensibilités congolaises autour d’une vision commune de la paix.
Maurice Mirindi met en garde contre la prolifération d’initiatives parallèles, souvent mal coordonnées, qui finissent par diluer les efforts au lieu de les renforcer. « La dispersion des démarches crée de la confusion et affaiblit la portée des actions engagées », laisse-t-il entendre, soulignant qu’aucune de ces initiatives n’a, jusqu’à présent, permis d’endiguer durablement la spirale de la violence.
Pour la société civile du Sud-Kivu, l’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à la consolidation d’un cadre unique de dialogue, porté par une volonté politique réelle et soutenu par l’ensemble des forces vives de la nation. C’est à ce prix, estime-t-elle, que la RDC pourra espérer instaurer des conditions de paix durables et offrir enfin aux populations de l’Est l’horizon de stabilité et de dignité auquel elles aspirent depuis trop longtemps.
