Dans un contexte d’inflation élevée et de ralentissement très progressif du marché du travail: De nouvelles baisses des taux directeurs pourraient accroître le risque de voir l’inflation rester durablement élevée

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L’environnement économique international demeure marqué par la persistance des tensions géopolitiques, les effets du relèvement des droits de douane américains ainsi que l’incertitude quant à l’orientation future des politiques macroéconomiques.

S’agissant particulièrement de l’orientation des politiques, il sied de relever que selon le compte-rendu de sa dernière réunion du Comité de politique monétaire tenue les 28 et 29 octobre 2025 et publié le 19 novembre courant, la Réserve fédérale avait opté pour la réduction de ses taux directeurs, la deuxième en l’espace de deux mois. Toutefois, les perspectives d’un nouvel assouplissement avant la fin de l’année apparaissent désormais plus limitées.

En effet, la majorité des membres du Comité ont exprimé une certaine prudence, faisant remarquer que, dans un contexte d’inflation élevée et de ralentissement très progressif du marché du travail, de nouvelles baisses des taux directeurs pourraient accroître le risque de voir l’inflation rester durablement élevée. Cette position est renforcée par le retard accumulé dans la publication de certaines statistiques clés, conséquence du récent arrêt des services fédéraux (Shutdown), qui avait perturbé la collecte des données économiques. Ces informations demeurent essentielles pour évaluer la santé de l’économie américaine et éclairer les décisions de politique monétaire.

Dans ce contexte, le taux directeur reste établi dans une fourchette allant de 3,75 % à 4 %, indiquant le maintien de conditions financières relativement restrictives. La prudence de la FED laisse entrevoir une stabilisation temporaire de sa politique monétaire, dans un contexte où la lutte contre l’inflation demeure prioritaire et où la visibilité sur les fondamentaux économiques s’avère encore li

mitée.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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