Débat sur le changement de la Constitution, Kambinga fustige certains intellectuels “bornés”

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Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo continue de susciter de vives réactions dans l’espace public. Dans une sortie remarquée sur les réseaux sociaux, le député et ancien ministre Germain Kambinga n’a pas caché son exaspération envers certains intellectuels congolais qui s’opposeraient à toute modification de la Constitution.

« Certains intellectuels, y compris des “professeurs”, avancent des arguments absurdes selon lesquels on ne pourrait pas changer la Constitution. Je n’ai aucun respect pour un intellectuel borné qui, par aliénation idéologique, raconte des inepties », a écrit Kambinga dans un message qui a rapidement été partagé et commenté sur les plateformes sociales.

Cette déclaration intervient dans un contexte où le débat sur le changement de la Constitution est à la fois politique et juridique. Plusieurs figures politiques et analystes s’opposent sur la question, certains invoquant le respect du texte fondamental et la stabilité institutionnelle, tandis que d’autres estiment que la Constitution peut et doit évoluer pour répondre aux besoins du pays et aux aspirations des citoyens.

Pour Kambinga, les opposants au changement constitutionnel seraient influencés par des considérations idéologiques dépassant la simple analyse juridique. Selon lui, leur refus catégorique de toute réforme reflète davantage une rigidité intellectuelle qu’une véritable préoccupation pour l’intérêt national. « La Constitution est un instrument au service de la Nation. Si des ajustements sont nécessaires pour renforcer la démocratie ou améliorer le fonctionnement de l’État, il n’y a aucune raison de s’y opposer par principe », a-t-il ajouté.

Cette sortie illustre la tension croissante entre le monde politique et certaines sphères académiques, où le débat sur le cadre légal et institutionnel de la RDC reste particulièrement sensible. Les observateurs notent que ce type de prise de position contribue à polariser l’opinion publique, mais qu’il met également en lumière la nécessité d’un dialogue ouvert et argumenté entre intellectuels, législateurs et citoyens.

Le débat sur la révision constitutionnelle en RDC demeure complexe, mêlant enjeux politiques, juridiques et sociétaux. Dans ce contexte, les déclarations comme celle de Germain Kambinga montrent que le sujet continuera de faire l’objet de discussions animées et de controverses dans l’espace public.

La sortie de Kambinga traduit une impatience face à ce qu’il perçoit comme un immobilisme intellectuel, et souligne l’importance d’un débat transparent et fondé sur des arguments solides pour décider de l’avenir constitutionnel du pays.

 

 

Corinne Ontande

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