Deux sessions 2026 : Un membre de la CCPPC souhaite rapprocher les deux rives du détroit de Taiwan grâce à l’enseignement de l’histoire et aux échanges
La session annuelle du Comité national de la CCPPC s’ouvre mercredi à Beijing. Des membres venus de tout le pays se réuniront pour échanger leurs idées sur le développement national. Nous rencontrons Lin Minjie, membre de la CCPPC, qui oeuvre à rapprocher les deux rives du détroit de Taiwan à travers l’éducation, les échanges entre jeunes et la recherche historique. (TAKE PKG)
C’est plus qu’une simple célébration du Nouvel An… C’est un rassemblement annuel pour les compatriotes de Taiwan vivant à Nanjing, chef-lieu de la province du Jiangsu.
« De part et d’autre du détroit, nous formons une seule et même famille. »
Lin Minjie, membre du Comité national de la CCPPC est à l’origine de cet événement. Depuis des années, elle cherche à renforcer les échanges entre les deux rives du détroit. Pour elle, cette mission trouve ses racines dans l’histoire de sa famille.
« Mon père, né à Taiwan, faisait partie de ceux qui sont venus sur la partie continentale à la fin des années 1940. Pour moi, ce travail n’a donc jamais été seulement un emploi. C’est une responsabilité de veiller à ce que les voix de mes compatriotes de Taiwan, comme ma famille, soient entendues et prises en compte dans les politiques. »
Son travail l’amène à se déplacer entre les campus et les communautés, où elle se consacre à établir des liens directs entre les deux rives du détroit.
« En étant ici en personne, j’ai trouvé que c’était très différent de ce que j’avais imaginé : convivial et familier. »
« Il n’y a pas de meilleure éducation que de voir les choses par soi-même. »
Au cours des 13 dernières années, Lin Minjie a soumis 16 propositions axées sur le développement des jeunes et les échanges entre les deux rives du détroit. L’année dernière, une révision importante du rapport de travail du gouvernement a attiré son attention.
« Dans le rapport d’activité du gouvernement de l’année dernière, pour la première fois, il était clairement question d’améliorer les mécanismes et les politiques visant à promouvoir les échanges économiques et culturels entre les deux rives du détroit. C’était très encourageant. Ce que je constate le plus directement, c’est un changement réel et positif dans la façon dont les jeunes de Taiwan, venus initialement pour un séjour de courte durée, ont choisi de rester. »
Lin transforme également la consultation en recherche. À l’université normale de Nanjing, elle dirige actuellement un projet national sur l’histoire de la restauration de Taiwan, qui rassemble près de 100 universitaires des deux côtés du détroit afin de retracer les racines historiques communes.
« L’histoire est le meilleur manuel scolaire qui soit. Elle relate les moments où les peuples des deux côtés ont versé leur sang ensemble, preuve irréfutable de nos racines communes et de notre identité culturelle partagée. C’est pourquoi j’utilise l’histoire comme un pont pour favoriser la compréhension entre les deux rives du détroit. »
Lin souligne qu’elle continuera à œuvrer pour promouvoir l’intégration entre les deux rives du détroit par l’éducation et les échanges, car elle estime que la compréhension naît d’une mémoire commune et de liens réels. (Fin)
