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Dialogue national : ni déballage, ni partage du Pouvoir ! Seulement REFONDATION du Congo…

Dialogue national : ni déballage, ni partage du Pouvoir ! Seulement REFONDATION du Congo…

450 partis et regroupements politiques en 1997 sous Mobutu, 576 en 2018 sous Joseph Kabila, 910 en 2023 sous Félix Tshisekedi, pourquoi pas 1.000 en 2028 ?! Le moment est venu de les ramener impérativement à 3, voire à 2 ! De « Lamuka » à Genève en 2018 à « Sauvons la RDC » à Nairobi en 2025 en passant par « Kingakati » en 2019 et « Union sacrée de la Nation » à Kinshasa en 2020, qu’est-ce qui peut encore étonner le Congolais en faculté de (re)positionnement politique ! Rien ! Il faut être foncièrement de mauvaise foi pour voir facilement la paille logée dans l’œil de l’autre pendant qu’on a une grosse poutre dans le sien ! Il s’agit là d’une anormalité que toute congolaise consciente, tout congolais adulte a le devoir de corriger de façon à rétablir la normalité.

De 676 à 910 partis et regroupements politiques en 5 ans !

La mormalité, ce n’est pas, pour le fonctionnement par exemple de la démocratie, d’avoir 599 partis et 77 regroupements politiques agréés par la loi en 2018, encore que celle-ci dispose à son article 7 : « Aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente sous peine des sanctions prévues par la présente loi_ ».

Pourtant, en RDC – pour ne prendre que le cas de l’Udps – quatre formations politiques portent la même dénomination et les mêmes signes distinctifs : Udps, Udps/Rénové, Udps/Kibassa et Udps/Tshisekedi. C’est une violation délibérée de la loi.

En 2023, cinq ans après, on est passé à 910 partis et regroupements en cautionnant cette violation car les 4 partis sont repris avec, toutefois, un « mieux ».

En effet, les formations se réclamant de l’Udps ou de Tshisekedi sont toute une légion. Juste un exemple : Alliance des Tshisekedistes Patriotes, Alliance des Tshisekedistes Unifiés, Alliance des Tshisekedistes pour les Valeurs de Kasa-Vubu, Les Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour la Liberté Totale du Congo, Congrès National des Congolais Tshisekedistes, Dynamique Tshisekediste pour le Changement Radical, Dynamique des Tshisekedistes pour la Démocratie, Démocrates Tshisekedistes Rénovés, Union des Congolais Démocratiques Tshisekedistes, Union des Forces Tshisekedistes, Union des Tshisekedistes Réformateurs ; Union des Tshisekedistes Socialistes ; Union pour les Valeurs Tshisekedistes ; Vision Etienne Tshisekedi ; Vision Fatshi Rénovée ; Vision Fatshi.

Nous doutons, à « BALISES », que Félix Tshisekedi en soit fier.

Les démocraties séculaires comme aux États-Unis et en Grande-Bretagne pour ne pas citer notre « Belgique chérie » ne s’y hasardent pas.

Et chez eux, où réside une communauté congolaise (Diaspora) importante, la démocratie fonctionne parfaitement !

Du multipartisme à trois au multipartisme intégral

Comment en sommes-nous arrivés à 910 partis et regroupements politiques en 2023 avec risque d’atteindre un millier dans la perspective de 2028 ?

Rouvrons une page d’Histoire que les compatriotes peuvent contester puisque la possibilité leur en est offerte.

En 1990, peut-être par lucidité, peut-être par perfidie, Mobutu avait préconisé le multipartisme à trois : Mpr Fait privé (le sien), Udps (présidé alors par Marcel Lihau) et le Fcn (tandem Antoine Mandungu et Gérard Kamanda).

Etienne Tshisekedi rejeta le premier cette proposition en réclamant l’application du multipartisme intégral.

Du jour au lendemain apparut au Zaïre un certain « aumônier », de son vrai Jean-Jacques Tshimbombo Mukuna.

La prolifération sera foudroyante puisqu’au moment de quitter Kinshasa (lisez le Pouvoir) le 16 mai 1997, Mobutu léguera au Zaïre près de 450 partis et regroupements politiques.

Depuis, _ »on n’arrête pas le progrès_ », dit-on. En témoigne, la liste de 2023 après celle de 2018.

UDPS : Devoir à la fois de répartition et de mémoire

La solution idoine est de ramener les partis politiques soit à trois mais en procédant par les regroupements avec un pour la Droite, un pour la Gauche et un pour le Centre ; soit à deux, comme aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.

D’ailleurs, si on s’applique les notions idéologiques, on sera surpris de la « consanguinité » de certains partis se méprisant les uns les autres.

Comment, cependant, le faire sans passer par le Dialogue national et par le référendum ?

Car on ne voit pas le Parlement actuel, réuni en congrès, prendre sur lui une telle responsabilité.

Du reste, pour l’Udps, c’est un devoir à la fois de réparation et de mémoire.

Devoir de réparation pour avoir été à la base du multipartisme intégral qui s’est révélé contreproductif pour la démocratisation du Congo.

Devoir de mémoire pour avoir fait du Manifeste de la Nsele son projet de société. En effet, l’Udps est le seul parti politique actif dont les statuts mettent en exergue et en valeur ce document. C’est dans le Préambule.

Pour l’histoire, la Constitution du 20 mai 1967 prévoyait 2 partis politiques au pays. Le Mpr en était l’un. Malheureusement, ses « pères fondateurs » avaient empêché l’agrément du second.

Il se raconte que les Lumumbistes – réunis au Parc de la Révolution (Jardin botanique de Kinshasa) pour se constituer en second parti politique – furent chassés des lieux ; bastonnés par la police sur instruction du même ministre de l’Intérieur à avoir instruit le gouverneur du Kivu d’enrôler les ressortissants rwandais en séjour dans cette province dans le cadre du référendum constitutionnel de 1967.

Comme on peut s’en rendre compte, le leadership de l’Udps, qui se trouve être celui de la République Démocratique du Congo, ne peut se passer du Dialogue national pour s’investir dans la Refondation du pays.

Ceci pour les partis et les regroupements politiques.

Amener les Congolais à laver le linge sale en famille

Il y a aussi la Société civile avec le Patronat, le Syndicat, les Églises, les ONG (différentes vocations), les mouvements citoyens, les médias privés, etc.

À l’exception du Patronat, jamais parti politique autre que l’Udps n’a bénéficié pendant ses 37 ans de lutte d’un apport aussi considérable de la part de la Société civile.

Entre 1990 et 2018, ce parti a été soutenu à fond par les composantes de la Société civile entraînée dans la politisation de la lutte dite contre la dictature.

Syndicat, Église (surtout le clergé catholique dénommé CENCO), ONG de défense des droits de l’homme et à vocation électorale, presse (rouge), mouvements associatifs genre Lucha et Filimbi et lanceurs d’alerte malmenaient sérieusement l’un ou l’autre des trois successeurs de Félix Tshisekedi.

On peut alors l’affirmer : la Société civile a roulé ouvertement pour l’Udps.

Il va sans dire que, devenu parti présidentiel, l’Udps ne peut pas laisser passer l’occasion que lui offre la Providence (pour ne pas dire Dieu) en vue d’amener les Congolais à laver le linge sale en famille.

L’homme doit apprendre à se remettre en question

Conçu et perçu ni pour le déballage (expérience négative de la Cns), ni pour le partage du Pouvoir (expérience tout aussi négative observée successivement en 2006 et en 2018 lorsque les parties impliquées dans la cogestion de la gouvernance institutionnelle ont positionné leurs leaders pour la présidentielle en déclarant soudain de l’Opposition), le Dialogue national est à l’image, rappelée pour la énième fois dans « BALISES », du potier cité en Jérémie 18:3-10. Quand un vase était malfaçonné, le potier ne le jetait pas ; il le refaisait avec la même matière : l’argile. Il savait que le problème n’était pas l’argile. C’était l’agilité, la dextérité de ses mains connectées au cerveau. Le problème était plus que son cerveau : c’était l’homme en personne !

En termes simplifiés, l’homme doit apprendre à se remettre en question, à ne pas fuir ni contourner l’Histoire. Sa propre histoire avec ses hauts et ses bas, peu importe que les premiers soient moins nombreux que les seconds.

Cette responsabilité, dans toute communauté humaine, revient au leadership assuré indiscutablement par le Président de la République en régime présidentiel ou semi-présidentiel ; le Premier ministre en régime parlementaire !

Tout le monde sera d’accord sur cette conclusion : le salut de la RDC passe impérativement par l’assainissement de l’espace politique prétendument démocratique vicié, on le sait, depuis 1990 !

35 ans après, ne pas l’admettre n’est ni plus, ni moins qu’une injure à la normalité…

Omer Nsongo die Lema

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