Disposant de grandes réserves dans leurs sous-sols, les USA et la Chine peuvent se passer du lithium congolais !

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Cette vérité, les leaders d’opinion qui écument les domaines sensibles de la vie nationale via les réseaux sociaux ont l’obligation de la communiquer aux Congolais désespérément accrochés au deal minier à la manière d’une bouée de sauvetage au mieux, d’une sangsue au pire…

Deux ministres de Dieu – une femme de la génération 1990 et un homme de la génération 2010 – se sont récemment prononcés sur le Dialogue national et le deal minier RDC-USA en avançant, malheureusement, des arguments politiquement motivés. Notamment celui de dissuader le Président de la République de confier la médiation du Dialogue national au binôme « CENCO-ECC » du fait, selon eux, d’être le bras séculier des Occidentaux et du Rwanda ! D’où, soutiennent-ils, la « phobie » attribuée à ces deux confessions de remettre en cause le deal minier grâce auquel, à les croire, la RDC est appelée à connaître un boom économique et social sans précédent ! Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces ministres de Dieu passent pour des têtes pensantes censées ne pas ignorer que l’Occident a pour « guide » le seul pays au monde à porter le nom de tout un continent : « Amérique ». Ils d’abstiennent de dire au Congolais lambda qu’autour de l’Occident gravitent des pays comme le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, les États arabes du Moyen et du Proche Orient, l’Australie, la Nouvelle Zélande…

Lithium : Etats-Unis avec 160 millions de tonnes métriques, Rdc 400 millions, Chine…490 millions !

Une bonne partie de l’opinion congolaise ne sait pas que les minerais stratégiques dont on parle tant aujourd’hui ne sont pas qu’en RDC.

Certes, le Congo en a en grande quantité et même de qualité supérieure. Mais, déjà, le pays n’a pas la capacité technique ni financière de les exploiter et, en plus, il a un problème sérieux de sécurité militaire, juridique et judiciaire à résoudre pour espérer un partenariat réellement win-win (gagnant-gagnant).

La première information à laquelle son leadership – tous domaines confondus – est appelé à s’intéresser, c’est la concurrence.

Ainsi, jusqu’en 2025, la RDC ne faisait pas partie du « Top 8 des producteurs de lithium dans le monde », selon la liste Bloomberg et le tonnage métrique (TM) révélé par le website www.investingnews.com, dans une publication du 4 mars 2025.

Le classement établi était le suivant :

1.Australie : 7.000.000 TM

2.Chili : 9.300.000 TM

3.Chine : 3.000.000 TM

4.Argentine : 4.000.000 TM

5.Brésil : 390.000 TM

6.Zimbabwe : 480.000 TM

7.Portugal : 60.000 TM

8.États-Unis : 1.800.000 TM.

Normal : le Congo n’est pas encore au stade d’exploitation. 

Il est indiqué, à ce stade, de rappeler cette information parue dans l’édition du 15 septembre 2023 du journal français LE PARISIEN, sous le titre interrogatif « Le plus gros gisement de lithium au monde découvert sous un volcan aux États-Unis ? ».

Ce média avait fait cette annonce : _ »Un volcan éteint depuis 16 millions d’années peut-il abriter le plus grand gisement de lithium au monde ? C’est la certitude que viennent d’exprimer des volcanologues et des géologues dans la revue Science Advances après avoir étudié les entrailles de la caldeira de McDermitt, une formation rocheuse située à la frontière entre le Nevada et l’Oregon, au nord-est de San Francisco (États-Unis). Selon eux, cette zone de 45 km de long et 35 km de large pourrait contenir jusqu’à *120 millions de tonnes* de ce précieux minerai. De quoi répondre pendant des décennies à la demande mondiale de lithium, de plus en plus utilisé pour la fabrication des batteries de voitures électriques et de smartphones_ ».

La Chine, qui détient le record mondial en couvrant 75 % des besoins en lithium, a elle-même des réserves évaluées à *490 millions de TM* dans la seule province du Hunan.

En comparaison, les gisements de Manono (Katanga) sont estimés, quant à eux, à *400 millions* de tonnes.

Ce sont des informations du genre que la Communication politique a le devoir de mettre à la disposition de l’opinion congolaise.

Aventure à décourager

Les Congolais sont conviés à intérioriser ces 3 observations :

1.aucun des 8 pays producteurs de lithium n’est *en situation de guerre dans ses frontières*. D’où nécessité du retour à la paix pérenne.

2.à l’exception de la Chine, tous les 7 autres sont d’obédience occidentale.

3.ces 7 pays ont en commun la *culture judéo-chrétienne* dont les deux religions principales au monde sont le *Catholicisme* et le *Protestantisme*.

Moralité : une « guerre larvée ou ouverte » contre les Catholiques et les Protestants – comme cela est le cas actuellement en RDC avec le narratif du Pouvoir – est à déconseiller.

Quelqu’un disait récemment que même Donald Trump – pourtant proche des Pentecôtistes (qui sont d’obédience protestante) – n’ose pas affronter le Vatican. Nous y reviendrons prochainement.

La balle n’est dans le camp ni des Etats-Unis, ni de la Chine

Pour l’heure, reconnaissons qu’un deal n’a de valeur que lorsque les conditions de son exécution sont réunies.

C’est pour cette raison que dans l’Accord de partenariat stratégique signé avec les Américains le 4 décembre 2025 à Washington, la RDC a pris 3 engagements :

1.réforme du cadre fiscal et administratif pour sécuriser les investissements américains ;

2.mise en place d’un guichet unique et

3.lutte contre l’exploitation illicite.

Entre-temps, les États-Unis, qui ont pris l’engagement de sécuriser les installations minières portées à leur connaissance par la RDC, conseillent Kinshasa de favoriser le Dialogue national et indiquent même le schéma de préférence : médiation CENCO-ECC.

Normal : ils savent qu’en démocratie, les vainqueurs du matin peuvent devenir les vaincus du soir.

Normal également : le Catholiques et les Protestants sont très liés à l’Occident.

En d’autres mots : plus ces conditions tardent à être réunies côté RDC, plus sera retardée la mise à exécution du deal.

Entre-temps, les États-Unis, encore moins la Chine, ne vont pas continuer à hypothéquer leur devenir et leur avenir en raison de l’insécurité militaire, juridique et judiciaire qui règnent en RDC.

Ils ont à leur portée des pays miniers mieux administrés comme l’Australie, le Chili, l’Argentine, le Brésil, le Zimbabwe et le Portugal pendant qu’ils ont eux-mêmes de grandes réserves de lithium.

En clair, malgré l’existence du deal minier, ils ont la capacité de se servir ailleurs. Du reste, si Kinshasa cède à la tentation de préconiser une rétractation, le préavis convenu est de cinq ans !

En clair, la balle n’est pas dans le camp des États-Unis, encore moins de la Chine. Elle est dans le camp de la RDC.

En clair, Washington et Pékin peuvent se passer de Kinshasa parce qu’ils savent que malgré leurs 400 millions de TM de réserves en lithium, les Congolais n’en feront rien.

Comme souligné ci-dessus, nous n’avons ni la technologie, ni le financement nécessaires pour relever le défi de l’exploitation, moins encore le marché d’écoulement si, par miracle, nous y accédions.

Shinkolobwe

L’enseignement à tirer est que l’uranium avec lequel les États-Unis avaient mis fin à la Seconde Guerre (1939-1945) – sauvant de ce fait et la démocratie et l’économie libérale (ces deux piliers de la puissance de l’Occident), provenait de cette localité congolaise du Katanga.

Alors que la planète Terre est à la recherche effrénée des sources d’énergie propres et que d’autres pays producteurs d’uranium font de ce minerai l’une de leurs recettes budgétaires principales, le site de Shinkolobwe est mis en jachères. Euphémisme pour dire fermé !

Entre-temps, si la technologie parvient à faire du lithuim ce qu’elle a fait du diamant industriel kasaïen avec le substitut synthétique, la suite se devine : nous redeviendrons des « mangeurs de cuivre » que nous avons toujours été depuis la nuit des temps…

Omer Nsongo die Lema

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