En perspective de la COP 30: La Rdc affûte ses armes

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Belém, dans le nord du Brésil, capitale de l’État du Pará au sein de l’Amazonie, va abriter, du 10 au 21 novembre 2025 la 30e conférence des parties la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 30). En perspective de ce grand rendez-vous, il sera organisé une semaine nationale du climat, pour que les acteurs puissent échanger sur les grands agendas internationaux auxquels le pays a souscrits, voir ce que nous avons fait de l’accord de Paris, de la convention sur la biodiversité, quels sont les défis, et comment faire pour les relever ? Quelle compréhension sur les concepts clés de l’environnement ? Disons qu’il n’est pas bon pour un pays leader comme la Rdc d’aller en ordre dispersé. Il est important qu’il y ait une feuille de route nationale de sorte que les participants puissent apporter le même discours, de manière à ce qu’on sente que nous sommes un pays solution et que nous sommes capable de parler d’un même discours.

Mme la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo a été l’invitée d’un Spécial Briefing Presse animé le jeudi 23 octobre au Studio Maman Angebi de la RTNC par le Ministre de la Communication et Médias, et Porte-Parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe. « Comment la RDC se prépare-t-elle pour la COP30? » était le thème central choisi à cet effet.

Dans son mot introductif, la ministre a rappelée dans quel contexte elle est arrivée au ministère. « Je suis arrivée depuis le 7 août suite à l’ordonnance présidentielle et j’ai trouvé le programme du gouvernement dans son volet environnement, développement durable et la nouvelle économie du climat. Naturellement, j’étais obligée de suivre les axes tracés par le programme du gouvernement. Mais après analyse, j’ai trouvé qu’il fallait ajouter des éléments importants, soit renforcer les réformes déjà enclenchées et mettre un accent sur les éléments qui pouvaient nous permettre de tirer le maximum des résultats dans le cadre du marché carbone », explique-t-elle.

Surtout, il fallait travailler avec les communautés locales et les populations autochtones pour qu’elles tirent le maximum de revenus pour améliorer leurs conditions de vie, étant donné qu’ils sont les gardiens. Notre action porte sur les forêts pour limiter la déforestation, travailler à diminuer au maximum la déforestation, travailler pour améliorer le couvert forestier, en même temps travailler pour que le pays bénéficie des revenus dus au fait qu’il est l’acteur principal de l’équilibre de la planète. Nous travaillons sur les trois axes là, mentionne-t-elle.

Quid du couloir Kivu-Kinshasa

A en croire Marie Nyange Ndambo, c’est la première fois que nous allons avoir une aire protégée communautaire. Ici, la compréhension est simple : vous travaillez pour la conservation de la biodiversité, la protection de la forêt, en même temps vous travailler pour la promotion de l’économie verte. C’est-à-dire l’économie qui n’émet pas les gaz à effet de serre et vous travaillez aussi pour les communautés dépendantes de la forêt et les peuples autochtones.

La ministre a indiqué comment chaque jour, elle reçoit des partenaires stratégiques qui viennent accompagner le président de la République dans la matérialisation de cette vision. « Nous travaillons pour avoir une grande activité afin de mettre en exergue les actions à mettre en place pour matérialiser cette vision », insiste-t-elle.

Et de poursuivre que le pays compte 78 aires protégées. Cela constitue 15% du territoire national.

Par Aire protégée, il faut entendre l’espace où on conserve la biodiversité. On dit, naturellement c’est cet espace qu’on ne touche pas, on la conserve. Mais on peut faire des activités à la périphérie.

Ce couloir constitué de plus de 500.000 Km² part du Nord-Kivu, traverse le Sud-Kivu-Kisangani-Ituri-Kisangani-Kinshasa. C’est un espace où vous avez près de 200 Km² des forêts naturelles, qui n’ont pas encore connues d’activités poussées. De ces forêts, il y a plus de 100.000 Km² qui n’a pas encore été touchée. Le président de la République, sachant que nous sommes un pays solution, conscient de la vulnérabilité de nos communautés qui vivent dans la forêt, il a estimé qu’on va avoir dans cet espace l’activité économique qui permettra d’améliorer le social. L’activité économique va se faire, mais en veillant sur la protection de la biodiversité.

Il a aussi souligné que l’expression « La forêt, c’est nous » est partie du constat. « J’ai fait un état de lieux avec l’administration. Mais je me suis rendue compte que sur le terrain, le résultat est mitigé sur la forêt et les communautés dépendantes de la forêt. De même, les partenaires qui arrivent chacun interviennent à sa manière. D’où il fallait doter l’Etat d’un leadership tenant compte des réalités de chaque forêt de la Rdc », note-t-elle.

Et de poursuivre que les Congolais doivent savoir apprendre de leur pays. Ces forêts sont différentes et avec des problèmes différents. J’ai conçu avec les ingénieurs forestiers, ce programme là pour doter à République d’un leadership. Lorsqu’un partenaire arrive et qu’il veut travailler dans l’agroforesterie, nous lui donnerons nos priorités. Ce programme qui tient compte de nos 145 territoires, adresse des réponses à toutes ces entités.

Elle a insisté sur le fait que la forêt, nous essayons de valoriser les ingénieurs forestiers en Rdc [prêt de 900], je les ai cartographiés sur l’ensemble de la République et il faut qu’ils accompagnent cette campagne de restauration de nos forêts et ceci demande un travail permanent.

De la semaine nationale du climat

A partir de la semaine prochaine, il va être organisé à Kinshasa la semaine nationale du climat. Et ce, parce qu’aujourd’hui à travers le monde, les questions de la forêt, de l’environnement, du climat, sont participatives. Public, privé, société civile travaillent ensemble pour construire des solutions. « Nous ne pouvons pas aller à la COP 30 sans le dialogue, la consultation entre les parties prenantes. Parce que Quand je suis arrivée au ministère, j’ai eu des reproches des parties prenantes qui reprochaient à l’Etat de ne pas mettre un accent sur leur contribution dans l’élaboration de la feuille de route », indique-t-elle.

C’est ainsi que nous allons organiser cette activités pour que les acteurs puissent échanger sur les grands agendas internationaux auxquels le pays a souscrits, voir ce que nous avons fait de l’accord de Paris, de la convention sur la biodiversité, etc. quels sont les défis, et comment faire pour les relever ? Quelle compréhension sur les concepts clés de l’environnement.

Pour Marie Nyange Ndambo, aujourd’hui on parle de l’économie de l’environnement, il est très important que les différents acteurs comprennent que l’économie du climat c’est quoi. Il est important de dire aux différents acteurs comment nous allons cheminer ensemble. Il n’est pas bon pour un pays leader comme nous d’aller en ordre dispersé. Il est important qu’il y ait une feuille de route nationale de sorte que les participants puissent apporter le même discours, de manière à ce qu’on sente que nous sommes un pays solution et que nous sommes capable de parler d’un même discours ;

Mme la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo croit dur comme fer qu’il est important que les acteurs comprennent l’économie du climat. Il est important de dire aux différents acteurs comment nous devons cheminer ensemble. Un leader comme nous ne doit pas aller en ordre dispersé, de manière à amener un seul discours et qu’on sente que réellement nous sommes un pays solutions capable de parler un même langage.

JMNK

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