En perspective de la sortie de la Rdc de la liste grise du GAFI : le Gouvernement explique les réformes initiées aux journalistes
A l’initiative du ministère des Finances, des journalistes congolais ont été, ce jeudi 13 Novembre 2025, édifiés sur les réformes du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme engagées à travers la promulgation de la loi n°22/068 du 27 décembre portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et la prolifération des armes de destruction massive telle que modifiée par la loi n°25/048 du 1er juillet 2025 et ses mesures d’application.
Le souhait pour les organisateurs, c’est d’avoir des journalistes avertis, capables de mieux comprendre et de communiquer avec pertinence sur ces questions. Et ce, parce que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, c’est pour l’intégrité du système financier international et il en va de l’honneur et de la réputation de la Rdc.
Cette initiative avait pour objectif de renforcer la compréhension et l’appropriation des réformes récentes qui ont arrimé le dispositif de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme de la Rdc aux standards du Groupe d’action financière (GAFI), en perspective de la sortie de la Rdc de la liste grise de cette organisation.
Raison pour laquelle la matière du jour a été choisie avec précision. « Fondamentaux sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », c’est le thème qui a été animé par Me Prosper Ntetika, avocat et consultant senior au cabinet IUS Sarl et M. David Fidami, expert (avec certification internationale) en conformité et LBC/FT et consultant senior au cabinet IUS Sarl. D’autres thématiques ont été exploitées par Me Maurice Lipemba, expert du ministère des Finances et membre de la Task Force chargée de sortir la Rdc de la liste grise du GAFI.
C’est le cas de : « Esquisse sur le régime des sanctions financières ciblées et le CONASAFIC », qu’il a développé, avant de s’étendre sur : « Rdc : liste grise du GAFI ».
Disons que tout a commencé par l’exposé de M. David Fidami, qui a voulu savoir ce que l’on entend par blanchiment de capitaux. Et ce, avant de donner les trois étapes du blanchiment de capitaux : le pré-lavage (placement), le lavage (dispersion ou ampulation) et l’intégration. Il a, par la suite, donné quelques techniques utilisées par les blanchisseurs. Il s’agit notamment de Hawala, le faux procès, les prêts, etc.
De son côté, Me Prosper Ntetika a abordé le volet concernant le cadre juridique, en faisant voir que les questions liées au financement du terrorisme sont des enjeux mondiaux. Voilà pourquoi au niveau international, il y a la convention pour la répression du financement du terrorisme, les protocoles sur la répression du terrorisme. Il a insisté sur le fait que toutes les fois que l’on parlera d’une convention des Nations Unies, la Rdc sera concernée. C’est dans ce cadre-là, a-t-il dit, qu’il a été signée une convention internationale contre la suber-criminalité.
A partir de cette formation, les journalistes connaissent désormais ce qu’on appelle autorités de régulation, que sont la Banque Centrale du Congo, l’ARCA et la CENAREF. Selon Me Maurice Lipemba, ces autorités ont 4 missions : agrément ou autorisation, régulation, contrôle et sanctions.
Il a poursuivi en expliquant la notion des sanctions financières ciblées, pour mettre un accent particulier sur le Comité national de mise en œuvre des sanctions financières ciblées (CONASAFIC) qui a plusieurs régimes de sanctions reposant sur les résolutions 1267 et 1373 liées aux sanctions financières liées au terrorisme et à son financement, mais aussi la résolution 1718 liée à la prolifération des armes de destruction massive.
Il a terminé par évoquer la structure organique du CONASAFIC avec le ministre des Finances qui dirige cette structure et le n°1 de la CENAREF est de droit Secrétaire permanent. Son adjoint émane des Affaires étrangères. Dans la structure, il y a aussi des experts et des points focaux.
